David Clarinval, ministre de l’Emploi, annonce le dépôt d’amendements en séance plénière du Parlement aujourd’hui. Ces amendements de la majorité Arizona complètent la proposition de loi de Mme la députée Nahima Lanjri afin de sécuriser rapidement la situation des aidants proches au chômage. Ces amendements, convenus en Kern le 13 février, permettront d’éviter que des personnes qui se consacrent à un proche malade, âgé ou handicapé se retrouvent sans revenu suffisant à partir du 1er mars 2026. Le ministre demande aux aidants proches exclus du chômage qui n’ont pas encore introduit de demande de dispense de se manifester au plus vite, et en tout cas avant la fin du mois de mars, auprès de leur organisme de paiement pour obtenir la reconnaissance d’aidant proche.
Lors de la réforme du chômage, un mécanisme de protection transitoire avait été prévu pour les demandeurs d’emploi aidants proches en situation d’aidance lourde, bénéficiant d’une dispense de l’ONEM. Le montant actuel de leur allocation, entre 316 et 390 euros par mois, est clairement insuffisant. Conscient des réalités humaines auxquelles ces personnes font face, le ministre Clarinval a fait de ce dossier une priorité.
En adaptant la proposition de loi Lanjri avec des amendements importants, et en veillant à ce qu’elle soit votée sans délai, David Clarinval entend améliorer substantiellement la situation des demandeurs d’emploi aidants proches.
- Augmentation substantielle des allocations
À partir du 1er mars 2026, le montant de l’allocation de chômage liée à la dispense pour aidant proche sera relevé à 761,02 euros par mois, contre 316 à 390 euros actuellement. Il s’agit pratiquement du double. L’allocation d’insertion des jeunes aidants proches sera également augmentée pour atteindre le montant de l’allocation d’insertion pour cohabitant.
- Reconnaissance officielle des aidants proches comme critère d’accès
Les amendements introduisent, avec effet rétroactif au 31 décembre 2025, un critère de « soins apportés à une personne par un aidant proche reconnu ». Il s’agit des personnes pouvant produire l’attestation de leur mutualité prouvant leur reconnaissance officielle comme aidant proche pour l’octroi de droits sociaux, afin d’éviter toute zone grise administrative et de sécuriser leurs droits.
- Délai de transition pour les demandes tardives
En principe, les demandes de dispense pour aidants proches doivent être introduites à l’avance. Via l’amendement, les demandes de dispense pourront être introduites jusqu’au 31 mars 2026 inclus, par dérogation à la règle habituelle d’introduction préalable auprès de l’ONEM.
Les aidants proches ayant perdu ou perdant leur droit au chômage au 1er janvier ou au 1er mars 2026 pourront encore ainsi introduire une demande avec effet rétroactif.
David Clarinval explique que les aidants proches vont bénéficier d’une aide sur mesure : « Ces amendements constituent un filet de sécurité ciblé et adapté. Ils s’inscrivent dans une démarche plus large : le gouvernement élaborera également un Plan d’action Aidants proches qui vise à revaloriser le statut actuel, à le rendre plus accessible et plus flexible et à l’assortir d’un soutien plus concret. Je demande aux aidants proches qui sont exclus ou risquent d’être exclus du chômage au 1er mars de se manifester rapidement auprès de leur organisme de paiement. Après analyse de leur dossier et vérification des conditions, la dispense aidant proche leur sera octroyée, avec le montant d’allocation augmenté à partir du 1er mars. »



