On estime qu’une personne isolée dont le revenu n’atteint pas au minimum 1.115 € par mois vit dans la pauvreté. Le Ministre de l’Intégration sociale Willy Borsus a visité aujourd’hui l’asbl « Entraide et Culture » à Bruxelles. A cette occasion, il a annoncé que le Conseil des ministres a approuvé l’achat de denrées alimentaires. Le montant s’élève à plus de 12 millions d’euros en 2017. Ce sont plus de 280.000 personnes parmi les plus démunis qui bénéficieront de cette aide.

En Belgique, 750 intervenants (banques alimentaires, CPAS, asbl, Croix-rouge…) distribuent des denrées alimentaires aux plus démunis. Ils le font via le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD), mais aussi à travers la récupération alimentaire (invendus), les dons… Le Conseil des Ministres a validé l’achat de denrées alimentaires dans le cadre de la mise en œuvre du programme opérationnel de l’aide alimentaire européenne. Dans le cadre de ce programme, la Belgique dispose de 73,8 millions d’euros pour la période 2014-2020. La Belgique doit fournir en outre un cofinancement d’au moins 15%, c’est-à-dire 14,4 millions d’euros.

Le Ministre de l’Intégration sociale Willy Borsus déclare : « En Belgique, plus de 280.000 personnes ont recours à l’aide alimentaire. Les chiffres sont édifiants : 5,5% de la population belge souffrait en 2016 de privation matérielle grave. 6,1% de la population belge était incapable de s’offrir, au moins tous les deux jours, un repas avec viande, volaille, poisson ou l’équivalent végétarien. Cette aide en matière de denrées alimentaires est capitale. Elle permet à un grand nombre de personnes de s’en sortir au quotidien ».

Le FEAD ?

Concrètement, le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) vise à atténuer la privation matérielle des plus démunis. Il aide aussi à les aider à sortir de la pauvreté. La répartition des denrées alimentaires achetées se font entre quelques 750 structures et organisations partenaires belges reconnues. Ces dernières effectuent la distribution gratuite aux plus démunis.

Pour la campagne 2017, deux marchés publics sont en cours :

–    Un marché général pour un budget de 11.650.188 € pour l’achat de denrées alimentaires de base. L’attribution se fera sur le critère unique du prix. Ce marché comprend 20 lots tels que du lait, des préparations au poisson, des féculents (pâtes, riz), des légumes en conserve (haricots verts et blancs) et des aliments de base tels que de la farine ou de l’huile d’olive.

–    Un marché spécifique pour l’achat de plats cuisinés (poulet aux olives et citron et des boulettes sauce tomate) pour un montant total 900.000 €. La sélection pour ce marché se fait selon un rapport entre un critère de prix et un critère de qualité du produit.

La liste de produits est fixée en concertation avec le secteur. Y compris avec les experts en alimentation saine et durable.

Les deux cahiers de charges sont donc lancés pour un montant total de 12.550.188 €.

Seuil de pauvreté

On estime aujourd’hui qu’une personne isolée dont le revenu n’atteint pas au minimum 1.115 € par mois vit dans la pauvreté. Les ressources matérielles permettant de payer à la fois le logement, l’énergie, les soins de santé, les autres frais obligatoires et la nourriture sont souvent bien trop limitées que pour offrir des conditions décentes de vie à ces personnes. Certaines se tournent alors vers l’aide alimentaire : distribution de colis de vivres, restaurants sociaux ou encore épiceries sociales.

Enfin, le Ministre a souhaité féliciter les professionnels de ce secteur lors de cette visite. Mais également les nombreux bénévoles actifs dans l’aide envers les personnes les plus démunies.

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