La justice doit être accessible à tous. Philippe Goffin, député MR et président de la commission Justice à la Chambre, cite plusieurs mesures prises pour rendre la justice plus accessible. En outre, concernant le nombre de juges, il est nécessaire de faire correspondre le cadre aux nécessités. Enfin, le député souhaite réduire l’écart présent entre le politique et le citoyen.

Une justice plus accessible pour les classes moyennes

Philippe Goffin explique que des efforts budgétaires concernant la justice ont été faits. Pour le député, ils sont nécessaires.

Le Gouvernement de Charles Michel rend la justice plus accessible. En effet, plusieurs mesures le prouvent. Tout d’abord, la loi sur l’assurance protection juridique permet à la classe moyenne d’avoir accès plus facilement à la justice. Ensuite, la médiation et la conciliation sont facilitées pour éviter de recourir trop vite à l’autorité judiciaire.

Nombre de juges: faire correspondre les cadres aux nécessités

Concernant le nombre de juges, depuis 2018, un départ est compensé par un engagement. Autrement dit, un juge qui prend sa retraite est remplacé par un autre.

De plus, selon le rapport du Conseil supérieur de la justice, une analyse de la charge de travail doit être refaite pour que les cadres correspondent aux nécessités. En effet, dans certains cas, le cadre qui prévoit autant de magistrats n’est pas suffisant.

« Une peine prononcée doit être exécutée »

Pour Philippe Goffin, l’application des petites peines pose un problème, notamment sur la surpopulation carcérale. Selon lui, toutes les peines prononcées doivent être exécutées.

Par conséquent, afin de limiter cette surpopulation, plusieurs solutions existent comme le bracelet électronique (une peine autonome).

Rapprocher le politique et le citoyen

Pour Philippe Goffin, un écart est présent entre le politique et le citoyen. Il propose plusieurs idées pour combler ce trou.

Tout d’abord, le député souhaite un rapport mensuel des parlementaires pour expliquer les avancées aux citoyens.

Ensuite, les grands débats de société doivent être tenus en début de législature. Ces débats doivent servir à entendre la voix des citoyens. « Il faut permettre l’expression. » La proximité et l’implication des citoyens seront des défis importants lors de la prochaine législature.