Les députés MR Fabian CULOT, Marie-Françoise NICAISE et Nicolas TZANETATOS ont déposé une proposition de résolution visant à accroître la sensibilisation aux dangers des extrémismes et des populismes et plus particulièrement à ceux de l’extrême gauche.

Déposée au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en juin dernier, cette proposition est plus que jamais d’actualité.

Le MR a d’ailleurs demandé, ce matin même en Commission de l’Éducation, que ce texte soit remonté de l’arriéré et examiné avant fin 2018.

« Bien que les idéologies et mouvements extrémistes fassent l’objet d’études approfondies dans les milieux académiques, le sentiment est donné qu’un seul type d’extrémisme – celui de droite – doit faire l’objet d’une vigilance particulière. Il est évident que le caractère raciste et xénophobe de l’extrême-droite est inacceptable et que cela représente un danger pour la sauvegarde de nos droits et libertés, pour notre démocratie. L’extrême-gauche, bien que censée exempte du racisme et de la xénophobie, est néanmoins aussi à l’origine de régimes déviant de nos valeurs fondamentales. Et, à travers le monde, les régimes qui se sont revendiqués du communisme ont en effet entraîné la mort de dizaines de millions de personnes. Et aujourd’hui encore, la démocratie est effectivement absente des régimes se réclamant du communisme comme, par exemple, à Cuba, en Corée du Nord ou au Venezuela», explique le député MR Fabian CULOT.

Jérôme Jamin, professeur de Science politique à l’ULg, pointait trois facteurs expliquant la différence de traitement entre l’extrémisme de gauche et de droite. Premièrement, un facteur « localiste », en ce sens que le nazisme a effectivement concerné la Belgique durant la seconde guerre mondiale ; deuxièmement, un facteur lié à la langue, sachant que la littérature en français sur le nazisme est beaucoup plus abondante ; Enfin, il semblerait que l’idéologie communiste effrayerait bien  moins que le nazisme.

Au vu de ces éléments, le MR propose d’effectuer un travail en amont afin de sensibiliser la population, et les plus jeunes en particulier, aux dangers que représente aussi l’extrémisme de gauche et demande, entre autres, au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles de : 

  • Inscrire dans les référentiels scolaires la sensibilisation aux dangers des régimes communistes et à leurs crimes – à l’instar de ce qui se fait pour le régime nazi -, durant le 3ème cycle de l’enseignement secondaire, dans le cadre des cours d’histoire et/ou d’éducation à la philosophie et à la citoyenneté ;
  • Encourager les organisations de jeunesse à participer à ce travail de sensibilisation en leur octroyant un subventionnement conformément aux articles 23 et 24 du décret du 26 mars 2009 ;
  • Ne plus subventionner des associations niant, minimisant ou justifiant les crimes commis par les régimes communistes ;
  • Demander au gouvernement fédéral de réfléchir à l’opportunité d’éditer une loi tendant à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l’approbation des crimes commis par les régimes communistes.