La Ministre fédérale du Budget, Sophie Wilmès, souhaite apporter un premier commentaire concernant les chiffres qui sont parus dans la presse, ce matin, par rapport au prochain rapport du Comité de Monitoring. Les experts qui le composent révèleront prochainement les projections budgétaires pourl’année 2020 ainsi que pour la période pluriannuelle 2021-2024.

La Ministre du Budget invite à la prudence. Ces chiffres doivent encore être validés en réunion de Comité.

Elle commente : « ces hypothèses s’élaborent à politique inchangée. Autrement dit, les estimations faitespour 2024 partent du principe qu’aucune nouvelle initiative ne serait prise sous cette législature, ce qui esthautement improbable. Néanmoins, ces projections à long terme nous sont très utiles puisqu’ellespermettent de mieux appréhender la réalité budgétaire de notre pays. Certes, ces chiffres sont légèrement meilleurs que les projections du Bureau fédéral du Plan. Malgré cela, le constat reste le même : notre pays devra faire face dans les années à venir à des défis budgétaires importants ; en particulier ceux liés au vieillissement de la population. Comme annoncé à plusieurs reprises, les incertitudes économiques ainsi que des nouveaux effets volumes en dépenses sociales expliquent la dégradation de la trajectoire budgétaire. Nous savons d’emblée que les dépenses en pension et en maladie-invalidité afficheront une hausse significative.

Elle conclut : « Si j’attends les chiffres stabilisés et le rapport définitivement adopté par les experts duComité pour faire d’autres commentaires, il est déjà clair que, si le travail entrepris par le gouvernement précédent a permis de limiter de manière importante les déficits, l’avenir parait incertain. Parmi toutes les‘urgences’ qui font l’actualité aujourd’hui s’imposera très prochainement l’urgence socio-économique et budgétaire. Seule une politique de réduction des déficits à long terme couplée au soutien de notre économie et à une reprise des investissements stratégiques est viable pour notre pays. Il est donc plus quenécessaire d’avancer dans la formation d’un nouveau gouvernement fédéral afin de ne pas hypothéquerles résultats déjà engrangés mais surtout de faire face aux défis qui s’imposent à nous. »