Obligatoire mais non contraignant, il permettra à l’étudiant de s’évaluer avant d’entamer un cursus dans l’enseignement supérieur.

Les députés Françoise BERTIEAUX, Patricia POTIGNY et Fabian CULOT ont déposé une proposition de décret. Il introduit un Test d’Orientation pour l’Enseignement Supérieur (TOES) au terme de l’enseignement obligatoire.
Le taux d’échec en 1ère Bac demeure très élevé – soit 65%. Cela représente un investissement humain et financier très important pour les familles. Mais aussi pour les établissements d’enseignement supérieur et la Fédération Wallonie-Bruxelles, ! Le gouvernement PS-cdH n’a pourtant trouvé aucune solution pérenne jusqu’ici.

Un diagnostic nécessaire

En 2005 déjà, le MR proposait un test quelque peu similaire. La majorité l’avait rejeté. Douze ans plus tard, le Collège d’experts de l’Ares ne dit pas autre chose. « Il est indispensable d’établir, pour tout futur étudiant, un diagnostic de ses connaissances, de ses capacités et de ses compétences. Sur la base de ce diagnostic, chaque futur étudiant, en tant que jeune adulte responsable, a la possibilité de faire les choix judicieux pouvant répondre à ses ambitions personnelles. »

Faire le point sur ses acquis, mettre le doigt sur les lacunes éventuelles tant en ce qui concerne le jeune que certaines disciplines données dans le secondaire. Le jeune disposera ainsi d’une information objective sur son niveau avant d’entreprendre un cursus dans le supérieur.

Un atout pour les étudiants

« Ce test permettra à des jeunes, dorénavant mieux informés de leur niveau de compétence, de profiter éventuellement du temps qui reste avant l’inscription pour combler certaines lacunes décelées. De plus en plus d’établissements d’enseignement supérieur mettent en effet en place des dispositifs de remise à niveau pour leurs futurs étudiants. Cela leur évitera sans aucun doute l’échec et la démotivation que de trop nombreux jeunes éprouvent actuellement dans le supérieur. De plus, de bons résultats lors du test inciteront certains à s’inscrire dans une filière à laquelle ils n’auraient pas pensé de prime abord. Cela les incitera aussi, tout simplement, à s’inscrire dans un établissement de l’enseignement supérieur alors qu’ils y auraient peut-être renoncé », explique Françoise BERTIEAUX, Chef de Groupe MR au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Un test obligatoire

Il s’agirait d’un test obligatoire. Dès lors, l’étudiant recevra une attestation de présentation du test. Elle sera  délivrée à l’étudiant qui devra la présenter lors de son inscription dans le supérieur. Le test est non-contraignant. Sa réussite ne conditionne pas la réussite de l’année scolaire, ni ne limite le choix de filière dans le supérieur. Organisé annuellement et ce, dès la fin de l’année scolaire 2018-2019 le test s’adresserait à tous les étudiants qui présenteront le CESS (Certificat d’Enseignement Secondaire Supérieur).

Chaque étudiant prendra connaissance, en toute confidentialité, de son résultat et de la moyenne générale en Fédération Wallonie-Bruxelles

Les établissements scolaires auront pour leur part connaissance du niveau moyen de leurs élèves par rapport à la moyenne en Fédération. Cela leur permettra d’évaluer la qualité de leur enseignement sans toutefois qu’aucun classement ne soit établi entre eux. Il va de soi que la moyenne d’une école ne sera communiqué dès lors qu’à elle seule.

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