A l’initiative de la Ministre de l’Education Valérie Glatigny, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de relever les seuils de réussite des épreuves externes certificatives (CEB, CE1D et CESS). Cette réforme marque une étape importante pour notre enseignement : celle du retour de l’exigence et de l’effort.

Concrètement, à partir de l’année scolaire 2026-2027, les seuils de réussite seront harmonisés à 60% pour les épreuves certificatives du CE1D et du CESS. Pour le CEB, les élèves devront obtenir au moins 50% dans chacune des matières (math, français et éveil) et une moyenne globale de 60%. L’objectif est de préserver la valeur des diplômes et que ceux-ci attestent de compétences réellement maîtrisées.

Cette réforme s’inscrit dans une vision profondément libérale et émancipatrice de l’école. Exiger davantage, ce n’est ni exclure ni sanctionner ; c’est au contraire faire confiance aux élèves, reconnaître leur capacité à progresser et leur donner des repères clairs de réussite. Comme dans l’enseignement supérieur avec le décret paysage, des règles lisibles et exigeantes encouragent l’effort, le dépassement de soi et de facto, la réussite.

Le relèvement des seuils de réussite s’accompagne d’un renforcement concret des mécanismes d’aide à la réussite. Dès le primaire, des moyens supplémentaires sont investis dans l’accompagnement personnalisé, en particulier en 3e, 4e et 6e années, afin de soutenir les élèves qui en ont besoin. La mise en place du test CLE en début de 4e primaire permettra par ailleurs de détecter plus tôt les difficultés en calcul, en lecture et en écriture, et de déclencher un accompagnement personnalisé au besoin. Élever le niveau d’exigence n’a de sens que si l’école se donne les moyens d’amener chaque élève vers la réussite.

Le relèvement des seuils ne remet en rien en cause le rôle central des enseignants. Les conseils de classe et les jurys d’école conservent toute leur autonomie pour apprécier les parcours des élèves, en tenant compte de leur travail sur l’ensemble de l’année. L’exigence commune va de pair avec la confiance dans l’expertise pédagogique.

À travers cette réforme, le Mouvement Réformateur défend une école qui élève, qui responsabilise et qui prépare sereinement les élèves à la suite de leur parcours.

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