La députée MR Valérie Bluge, membre des Parlements de Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a interrogé la ministre de la Fonction publique Jacqueline Galant sur le cadre et les missions du Service social des Services du Gouvernement wallon (SSRW).

Créé par l’arrêté de l’Exécutif régional wallon du 16 janvier 1991, ce service social fonctionne sous la forme d’une ASBL dont la gestion a été confiée aux organisations syndicales. Il propose aujourd’hui aux agents du Service public de Wallonie et à ceux de plusieurs organismes d’intérêt public un ensemble d’aides et d’avantages, individuels ou collectifs.

Parmi ces dispositifs figurent notamment des activités récréatives et culturelles, des cadeaux via des jeux concours, des actions de préparation à la retraite, des primes de départ à la retraite, mais aussi des aides financières en cas de difficultés médicales ou sociales ou encore des interventions pour la garde d’enfants pendant les congés scolaires.

Le personnel statutaire et contractuel, actif ou retraité, ainsi que leurs personnes à charge, peuvent bénéficier de ces dispositifs. Les veufs, veuves et orphelins du personnel y ont également accès.

Pour l’année 2026, la subvention accordée à cette ASBL s’élève à 6,067 millions d’euros pour le Service public de Wallonie et à près de 5 millions d’euros pour les organismes d’intérêt public, soit plus de 11 millions d’euros de fonds publics.

Pour Valérie Bluge, il est nécessaire de revoir en profondeur le fonctionnement de ce dispositif. « Un service social doit rester… social. Il n’est pas normal qu’un budget de près de 11 millions d’euros de subventions, géré par les syndicats, finance des concours, des cadeaux ou des journées de loisirs pour le personnel de la fonction publique. Dans le contexte budgétaire actuel, il est temps de remettre ce dispositif en ordre, de le recentrer sur la vraie protection sociale des agents et de tourner la page des petits avantages d’un autre temps », souligne la députée libérale.

La députée MR rejoint également les propos de la ministre exprimés en commission : « L’employeur public doit pouvoir garantir des avantages sociaux aux agents, mais de manière cohérente, encadrée et avec une maîtrise budgétaire. Il est indispensable de réexaminer à la fois le modèle et les missions du service social. »

Dans un contexte budgétaire contraint et au regard des objectifs fixés par la Déclaration de politique régionale, qui met l’accent sur la gouvernance, la simplification administrative et l’efficacité de l’action publique, Valérie Bluge estime qu’il est temps de recentrer ce service sur ses missions sociales essentielles. « Les budgets actuels ne peuvent plus permettre de financer des concours, des cadeaux ou des activités de loisirs pour l’ensemble des agents. Il est urgent de recentrer le service social sur des missions plus ciblées, au bénéfice des agents réellement en difficulté », conclut la députée MR.