Dès la rentrée 2026, la première année de l’enseignement secondaire connaîtra une évolution majeure afin de mieux préparer les élèves aux réalités du monde contemporain. Au cœur de cette réforme : une formation numérique modernisée, intégrant les enjeux liés à l’intelligence artificielle, tout en renforçant les apprentissages de base et l’accompagnement des élèves.
Face à la place grandissante du numérique dans la vie quotidienne, scolaire et professionnelle, deux heures hebdomadaires seront désormais entièrement consacrées à la formation digitale. Les élèves y développeront les compétences essentielles liées aux outils numériques, à la logique informatique et aux bases du fonctionnement des technologies actuelles. Une attention particulière sera portée à l’intelligence artificielle : non pas pour en faire de simples utilisateurs passifs, mais pour permettre aux élèves d’en comprendre les mécanismes, les usages, les limites et les enjeux éthiques.
L’objectif est clair : former des citoyens capables de poser un regard critique, responsable et éclairé sur les technologies qui façonnent notre société.
Cette évolution répond à un constat partagé : les référentiels existants, élaborés en 2016, ne tenaient plus compte des avancées technologiques récentes, notamment l’arrivée massive de l’IA et l’accélération du numérique dans les écoles depuis la crise du Covid. Il devenait indispensable d’adapter les contenus d’apprentissage à ces nouvelles réalités.
Cette priorité donnée au numérique s’inscrit dans une réforme plus globale de la première secondaire. Le volume horaire consacré aux apprentissages fondamentaux est renforcé afin de consolider les bases indispensables à la réussite scolaire. Le français et les langues anciennes à hauteur de six heures hebdomadaires, les mathématiques bénéficient d’une heure supplémentaire (5h au total), une heure supplémentaire pour l’éducation culturelle et artistique (2h au total), tandis que les élèves poursuivent leur formation en langue moderne, en sciences et en formation historique, géographique, économique et sociale.
La réforme vise également à accompagner les élèves dans leur réflexion sur l’avenir. Deux journées de découverte de métiers seront organisées durant les jours blancs, offrant aux élèves l’occasion de découvrir concrètement différents environnements professionnels en, par exemple, visitant une entreprise, la pharmacie ou la boulangerie de son quartier, ou un bureau d’avocats. Ces expériences permettront aux jeunes de mieux se connaître et de poser les jalons d’une orientation plus positive et plus réfléchie.
Enfin, un accompagnement personnalisé et renforcé sera mis en place en première secondaire, dans la continuité des dispositifs existants en primaire. Il aura pour objectif de consolider les apprentissages de base, de prévenir le décrochage scolaire et de permettre à chaque élève de progresser à son rythme.
Les élèves ayant échoué en tout ou en partie à l’épreuve externe certificative du CEB bénéficieront d’un accompagnement renforcé. Cet accompagnement renforcé constituera un « sac à dos » de l’élève, qui pourra l’aider à surmonter d’éventuelles difficultés détectées au CEB notamment.
Avec cette réforme, la première secondaire s’affirme comme une étape clé, résolument tournée vers l’avenir et en parfaite articulation avec la 6e primaire : une école qui intègre pleinement le numérique et l’intelligence artificielle, tout en garantissant des bases solides et un accompagnement pensé pour répondre aux besoins de chacun.




