Depuis plusieurs jours, la députée MR Stéphanie Cortisse est la cible d’un déferlement de propos haineux, sexistes et de menaces sur les réseaux sociaux. En cause : une prise de position politique assumée, exprimée dans un entretien de presse, où elle rappelait qu’il est légitime de pouvoir défendre son président de parti dans un cadre démocratique.

Très rapidement, cette prise de parole a donné lieu à une campagne de dénigrement inacceptable, marquée par des insinuations dégradantes, des attaques personnelles et des propos misogynes. Face à cette situation, Stéphanie Cortisse a décidé de porter plainte afin de faire reconnaître la gravité de ces faits et de défendre non seulement sa dignité, mais aussi celle de toutes les femmes engagées en politique.

La liberté d’expression ne justifie ni l’insulte ni le harcèlement

S’exprimer, débattre, critiquer : ces droits sont essentiels en démocratie. Mais ils ne peuvent en aucun cas servir de prétexte à l’insulte, à la calomnie ou aux menaces. Comme l’a rappelé Stéphanie Cortisse, accepter la contradiction politique ne signifie pas accepter la violence verbale, le sexisme ou la déshumanisation.

Aujourd’hui encore, trop de responsables politiques – et en particulier des femmes – sont confrontées à une violence en ligne banalisée, souvent nourrie par un sentiment d’impunité.

Mettre fin à la zone de non-droit numérique

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a exprimé son soutien total à Stéphanie Cortisse et à toutes les victimes de campagnes de haine en ligne. Il a également rappelé la nécessité de faire évoluer le cadre légal afin de permettre des poursuites effectives devant les juridictions ordinaires.

Actuellement, de nombreux faits relevant des délits de presse sont très difficilement poursuivis, ce qui alimente un sentiment d’impunité chez les auteurs de propos haineux. Le MR souhaite mettre fin à cette situation et renforcer les outils juridiques pour protéger les citoyens, les élus et le débat démocratique.

Défendre le débat démocratique, protéger les personnes

Pour le MR, la démocratie ne peut fonctionner correctement si l’intimidation, la haine et la violence verbale prennent le dessus sur l’argumentation et le débat d’idées. Protéger celles et ceux qui s’engagent dans la vie publique, c’est aussi protéger la qualité du débat démocratique.

Le MR continuera à agir pour que les réseaux sociaux ne soient plus un espace d’impunité, mais un lieu de débat responsable, respectueux et encadré par la loi.