
Regard posé cette semaine sur la commune de Villers-la-Ville et sur son bourgmestre Emmanuel Burton, réélu une nouvelle fois haut la main lors des dernières élections. Personnalité phare de la commune, son sens politique continue de convaincre les électeurs et ses colistiers depuis une vingtaine d’années.
Rencontre avec un Bourgmestre qui place la proximité au premier plan.
Ta longévité politique est impressionnante ; fruit d’un parcours maîtrisé et convaincant, ta liste bénéficie de la majorité absolue. Quels sont, d’après toi, les secrets d’une telle réussite ?
Il y a deux éléments essentiels qui permettent de donner du crédit à son action.
Premièrement, la disponibilité envers la population. Celle-ci passe par une présence constante sur le terrain, au cœur des nombreuses activités qui rythment la vie communale. Villers-la-Ville est une commune particulièrement vivante, et cette proximité permet non seulement d’être un mandataire accessible, mais aussi de percevoir au quotidien les réalités et les préoccupations de la population.
Le deuxième élément fondamental est le respect des engagements : faire ce que l’on promet. Cela suppose d’avoir une vision claire des objectifs poursuivis, ainsi qu’une stratégie cohérente pour les atteindre, en tenant compte des moyens humains et financiers dont dispose la commune. À cet égard, la longévité constitue un atout précieux, car elle apporte l’expérience et une connaissance approfondie du terrain.
La commune de Villers-la-Ville bénéficie de spécificités propres : de l’abbaye au paysage rural, comment, d’après toi, conserver le caractère intrinsèque de ta commune tout en s’adaptant à l’évolution urbanistique constante ?
Le développement urbanistique est l’un des éléments qu’il convient de maîtriser afin de préserver le caractère rural de nos communes. Il est essentiel de garder à l’esprit que la commune doit rester à taille humaine.
Cet objectif s’exprime bien sûr à travers une gestion réfléchie de l’aménagement du territoire, mais aussi à travers la vie de nos villages et de nos écoles. Cette ruralité repose avant tout sur les liens sociaux qui se tissent entre les Villersois. La population est le véritable cœur de cette vision, à laquelle je suis profondément attaché.
Tu as pu, ces dernières décennies, mener pas mal de projets dans ta commune. Lesquels te tiennent le plus à cœur ?
En vingt ans, les réalisations ont été très nombreuses. Pour n’en citer que quelques-unes : le complexe sportif, la nouvelle école de Tilly, le parc à conteneurs — un projet dont mes prédécesseurs discutaient depuis des décennies sans jamais parvenir à le concrétiser — mais aussi la construction de maisons de jeunes dans les villages de Marbisoux et de Mellery, et j’en passe…
À côté de ces réalisations visibles, il en est d’autres, moins perceptibles au quotidien, mais pourtant d’une importance capitale. Près de trente millions d’euros ont ainsi été investis dans l’égouttage et le traitement des eaux usées. Des investissements conséquents ont également été réalisés en matière de bassins d’orage et de gestion des inondations. Villers-la-Ville figurait autrefois parmi les communes les plus vulnérables face à cette problématique ; ce n’est plus le cas aujourd’hui.
Il n’y a donc pas une réalisation en particulier qui me tient davantage à cœur. C’est l’ensemble de ces projets qui permet d’être fier du travail accompli, collectivement, avec l’ensemble des mandataires du Mouvement Réformateur.



