Chapeau : La jeunesse incarne l’avenir, il est parfois utile de le rappeler. Fort d’un parcours conséquent et progressif au sein des Jeunes MR, successivement vice-président des Jeunes MR OVA, trésorier puis secrétaire politique de la fédération provinciale de Liège, ainsi que président de l’arrondissement de Liège, Cédric De Buf est, depuis 100 jours, Président national des Jeunes MR.

 

 

 

En tant que Président national des Jeunes MR, tu as été élu sur base d’un programme particulier et ambitieux : quel bilan tirer après 100 jours de mandat ? Que nous réserves-tu pour l’avenir ? »

Après 100 jours, il est évidemment encore tôt pour dresser un bilan définitif, mais ces premiers mois ont déjà été riches et très encourageants. J’ai été élu à la tête d’une organisation dynamique, bien implantée sur l’ensemble du territoire, qui est aujourd’hui la plus grande organisation de jeunesse politique en Fédération Wallonie-Bruxelles, avec plus de 8 000 membres. Je tiens d’ailleurs à saluer le travail réalisé par les équipes précédentes, qui nous ont laissé un mouvement solide et mobilisé.

Un élément particulièrement positif est la place réelle accordée aujourd’hui aux jeunes au sein du parti : l’accès du Président des Jeunes MR au Bureau politique élargi, la participation aux réflexions stratégiques et la grande disponibilité du Président du MR, Georges-Louis Bouchez, constituent une opportunité majeure pour notre mouvement. Cette proximité politique et idéologique entre le MR et les Jeunes MR est une vraie force pour l’avenir. La tournée des Vœux 2026, qui accorde une large visibilité à la jeunesse politique du parti, en est une illustration concrète.

Depuis le début de mon mandat, j’ai tenu à être très présent sur le terrain, aux quatre coins de la Wallonie et à Bruxelles. Garder un lien direct avec les sections locales et les membres est, à mes yeux, fondamental. Je dis souvent que pour pouvoir représenter des militants, il faut d’abord les connaître. N’ayant pas la prétention d’être connu de l’ensemble de nos membres, je continuerai à me rendre sur le terrain, dans toutes nos sections, afin de les écouter et de les aider.

Cela va de pair avec ma volonté de préserver l’ADN convivial des Jeunes MR, tout en renforçant notre rôle de force de propositions. Le succès du dernier Congrès national, qui a rassemblé près de 140 membres et donné lieu à de nombreuses motions de fond, en est une belle illustration.

Pour la suite, mon ambition est claire : garder le cap fixé durant la campagne interne, continuer à structurer le mouvement, renforcer notre capacité d’influence et assumer pleinement notre rôle dans le débat d’idées, notamment dans le combat culturel et politique que nous menons face à la Gauche.

Outre ton mandat de Président, tu es également conseiller politique pour le Ministre de l’Énergie, Mathieu Bihet. Comment ton agenda s’articule-t-il pour gérer tout cela avec seulement 24 heures dans une journée ? »

L’organisation est évidemment la clé. Mes journées sont souvent bien remplies mais ce rythme n’est pas nouveau. Auparavant, j’ai travaillé au cabinet des Affaires étrangères, notamment durant la présidence belge du Conseil de l’Union européenne, ce qui m’a habitué à une forte intensité de travail. Avant même la présidence nationale, j’étais déjà très investi sur le terrain, notamment comme président d’arrondissement et durant les différentes campagnes électorales. J’en profite d’ailleurs pour saluer l’engagement de tous les présidents Jeunes MR de fédérations et d’arrondissements, qui sont eux aussi présents quotidiennement sur le terrain.

Mon travail de conseiller politique auprès du Ministre fédéral de l’Énergie, Mathieu Bihet, est exigeant, exaltant et très complémentaire à mon engagement politique. On est véritablement au cœur du réacteur. Cette fonction m’apporte une compréhension concrète des enjeux énergétiques, mais aussi institutionnels, européens et internationaux que je peux ensuite partager avec les Jeunes MR.

Pour l’anecdote, l’actuel Président des Jeunes MR travaille pour un ancien Président des Jeunes MR, et je trouve la symbolique plutôt sympa. Mathieu Bihet, Anne-Catherine Dalcq et Éléonore Simonet sont tous des Jeunes MR, ce qui illustre une nouvelle fois la place accordée aux jeunes au sein du Mouvement Réformateur.

Au-delà de ma fonction nationale, je reste avant tout un militant local. Je suis également président de la section MR de ma commune, Sprimont, où je siège comme conseiller CPAS. Au final, tout est une question de discipline, de priorités et surtout de passion. Lorsque l’on croit profondément à ce que l’on fait, on trouve l’énergie nécessaire pour mener ces engagements de front.

« L’actualité politique est conséquente ces derniers mois : entre blocage à Bruxelles et incertitude au niveau de la géopolitique mondiale, comment la jeunesse appréhende-t-elle 2026 ? »

L’actualité nationale et internationale nous rappelle que nous vivons dans un monde en pleine mutation. Les conflits armés qui secouent aujourd’hui plusieurs régions du globe nous rappellent à quel point vivre dans une démocratie libérale est un privilège, mais aussi une responsabilité : celle de défendre l’État de droit, les libertés fondamentales et de ne jamais considérer la démocratie comme acquise.

Sur le plan bruxellois, l’absence persistante de gouvernement est regrettable et traduit une forme d’irresponsabilité politique vis-à-vis des citoyens. Les défis auxquels fait face la capitale sont nombreux et ne peuvent rester sans réponse. Malgré cela, les Jeunes MR restent très actifs à Bruxelles et font preuve d’un dynamisme remarquable sur le terrain.

À l’échelle européenne et internationale, 2026 s’inscrit dans un contexte marqué par le retour des grandes puissances et des logiques impérialistes. Face à cela, l’Union européenne doit retrouver une vision stratégique claire. Trop souvent, elle privilégie la régulation et la bureaucratie au détriment de l’innovation et de la compétitivité, comme l’ont notamment mis en lumière les conclusions du rapport Draghi, largement évoquées lors du dernier Congrès de l’ALDE.

Au sein des Jeunes MR, nous défendons une Europe forte, unie et ambitieuse, capable de renforcer son industrie, de réduire ses dépendances économiques, énergétiques et sécuritaires, et de peser réellement sur la scène mondiale. Une Europe profondément attachée à l’État de droit et aux libertés individuelles, sans naïveté ni angélisme, mais avec la conviction qu’elle reste le meilleur cadre pour assurer un avenir prospère et sûr pour notre génération et les générations futures.