A l’initiative de la ministre de l’Education Valérie Glatigny et de la ministre de la Simplification administrative Jacqueline Galant, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a validé un premier ensemble de mesures visant à simplifier concrètement le travail administratif des directions et des équipes éducatives. Cette avancée constitue une étape importante dans le vaste chantier du choc de simplification, mené conjointement avec la Région wallonne.
Un problème bien connu
La question de la surcharge administrative revient constamment dans les échanges avec les acteurs de l’enseignement. Enseignants et directions : tous répètent la même chose. Leur métier, leur mission première, c’est de faire apprendre, d’accompagner, de préparer leurs cours et de travailler avec leurs élèves, pas de passer des heures à remplir des documents, encoder des données ou respecter des procédures trop complexes.
Cette réalité s’exprime partout et à force de l’entendre, il fallait agir, et c’est le sens de ce premier train de mesures. Donner aux équipes plus de temps pour les apprentissages, c’est permettre à l’école de se concentrer sur ce qui compte.
Concrètement, le plan de pilotage, outil central dans la gestion des écoles, est allégé afin d’être plus lisible et plus soutenable pour les équipes. La structure passe de quinze thématiques à cinq grandes dimensions, ce qui réduit de manière significative la quantité d’informations à encoder.
Le délai accordé aux équipes pour rédiger leur plan est prolongé à 150 jours ouvrables scolaires, contre 110 auparavant, et les évaluations seront désormais réalisées en troisième et en sixième année, soit plus de temps pour la rédaction. Ces changements ont été conçus avec l’appui des acteurs de terrain et visent à offrir un outil plus adapté au rythme réel des établissements.
Afin de mieux identifier les lourdeurs administratives vécues par les équipes, un outil participatif, Simplifiez‑vous, a été mis à leur disposition. Entre son lancement à l’automne 2025 et février 2026, 417 propositions ont été transmises.
Certaines ont déjà été intégrées dans les ajustements des plans de pilotage, tandis que d’autres nourriront la réflexion en cours sur la simplification du dossier d’accompagnement de l’élève (DAccE). La modernisation de cet outil constituera l’une des prochaines étapes du processus de simplification.
Pour rendre les procédures plus rapides et plus accessibles, plusieurs démarches pourront dorénavant être réalisées par voie électronique : introduction de recours, demandes de dérogation ou encore transmission d’avis et de notifications.
Par ailleurs, une délégation élargie de compétences au sein de l’administration permettra d’accélérer différentes décisions, notamment la désignation de membres d’instances, l’approbation de programmes d’études ou l’octroi de subventions.
Ce premier train de mesures marque une avancée concrète vers un cadre administratif plus clair et plus efficace pour les écoles. Les travaux se poursuivront dans les prochains mois, en particulier autour du DAccE, afin d’alléger davantage les démarches et de renforcer la cohérence des outils utilisés par les enseignants et les directions.




