La décision récente du régulateur de réformer les procédures de raccordement au réseau constitue un signal fort pour nos entreprises et notre économie. En parfaite cohérence avec les orientations du plan interfédéral Make 2025-2030, nous agissons concrètement pour désengorger l’accès à la puissance électrique, renforcer la prévisibilité et soutenir la relance industrielle.

L’accès à la puissance électrique est devenu l’un des enjeux stratégiques majeurs de notre compétitivité. Industriels, PME, centres de données, projets de stockage : tous ont besoin d’un accès fiable et rapide au réseau pour investir, produire et innover. Or, dans plusieurs régions, la saturation des capacités disponibles et l’allongement des files d’attente freinent les projets.

Face à cette réalité, l’inaction n’était plus une option !

Des décisions concrètes

La décision adoptée ce 29 janvier par la Commission de Régulation de l’Électricité et du Gaz (CREG) apporte des réponses concrètes et attendues. Elle vise à rendre les procédures de raccordement plus efficaces, plus transparentes et plus prévisibles, tout en assainissant les files d’attente qui ralentissent aujourd’hui le développement de nombreux projets.

Le régulateur s’attaque ainsi aux capacités dites « dormantes », ces projets qui réservent de la puissance sans aboutir et qui bloquent des gigawatts essentiels pour l’économie réelle. Grâce à des exigences renforcées quant au sérieux des demandes et à un mécanisme de réservation strictement limité dans le temps selon un principe de type « use it or lose it », la puissance disponible sera mieux orientée vers des projets concrets, utiles à l’économie et à la transition énergétique.

Cette réforme affine également le principe du « premier arrivé, premier servi » en l’adaptant par catégories d’usage afin d’assurer une répartition plus cohérente et alignée sur les plans de développement du réseau. L’objectif est clair : lutter contre les blocages, garantir une gestion plus stratégique de la capacité disponible et favoriser les acteurs réellement prêts à investir. C’est une évolution pragmatique, fidèle à notre vision libérale et fondée sur des règles claires, une responsabilité renforcée et une allocation efficace des ressources au service de la croissance.

Une cohérence avec le plan Make 2025-2030

Quelques jours seulement après la présentation des orientations du plan Make 2025-2030, nous voyons donc déjà émerger des mesures en parfaite cohérence avec nos engagements : assainir les files d’attente, lutter contre les blocages administratifs et orienter la puissance disponible vers des projets utiles à l’économie et à la transition énergétique.

Le plan Make fait de l’énergie un levier central de la relance industrielle. Cela implique aussi d’investir dans les infrastructures, de moderniser les règles et de travailler en étroite collaboration avec le régulateur, les gestionnaires de réseau, les acteurs économiques et les Régions. Le fédéral a pris ses responsabilités en mettant rapidement des solutions sur la table.

Pour nos entreprises et nos PME, pour les investisseurs, pour celles et ceux qui veulent développer des projets en Belgique, le message est clair : nous sécurisons l’accès à la puissance et nous renforçons la prévisibilité du cadre.

Le travail se poursuit pour aller plus loin encore. Cette décision marque toutefois une étape importante, celle d’un État qui crée les conditions de la croissance plutôt que de la freiner.

Un article détaillé paru dans Le Soir revient sur cette réforme et ses implications positives pour l’économie belge.

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