Après une période de soldes peu fructueuse, les détaillants craignent de se retrouver avec des stocks invendus. La fédération du commerce Comeos demande donc une prolongation exceptionnelle de la période des soldes. Le ministre de l’Économie, David Clarinval, et la ministre des PME, Eléonore Simonet, apportent des précisions : la fin de la période légale des soldes ne signifie pas qu’il n’est plus possible d’organiser des promotions. 

Les soldes d’hiver se terminent le 31 janvier. Pendant la période des soldes, la loi autorise les commerçants à accorder des remises importantes sous l’appellation « soldes ». Cette année, les soldes d’hiver se sont toutefois déroulés dans un contexte particulièrement difficile, marqué par des chutes de neige prolongées et des grèves. Tout cela a eu un impact considérable sur le chiffre d’affaires du secteur du commerce de détail. Une partie du secteur demande donc une prolongation exceptionnelle de la période des soldes.

La date de fin des soldes d’hiver est fixée par la loi et ne peut être prolongée à si court terme. Cependant, ce n’est pas parce que la période des soldes est légalement terminée qu’il n’est plus possible d’accorder des réductions. En effet, la loi n’interdit pas aux commerçants d’accorder des réductions en février. Ce que la loi demande, c’est que les commerçants affichent le « prix précédent » correct, c’est-à-dire le prix le plus bas qu’ils ont pratiqué au cours des 30 derniers jours. Les commerçants peuvent même mentionner le prix de vente initial qu’ils ont appliqué avant le début des soldes, à côté du prix précédent, à condition que ça ne soit pas fait d’une manière qui risque de tromper les consommateurs.

En outre, les commerçants qui organisent des ventes sous d’autres appellations que « soldes » (par exemple, « sales ») peuvent prolonger la promotion et la poursuivre en février. Ils peuvent continuer à utiliser le même prix de référence. La seule chose que les commerçants ne sont pas autorisés à faire en février est de vendre à perte.

David CLARINVAL : « La période des soldes est une période importante pour les commerçants, car elle leur permet d’écouler leurs stocks et de rétablir leur trésorerie. Cependant, la législation actuelle est rigide et ne permet pas de réagir à des événements imprévus qui empêchent les commerçants et les consommateurs de profiter pleinement de la période des soldes. Il est essentiel de rappeler que la fin des soldes ne signifie pas la fin des promotions : les commerçants peuvent continuer à proposer des réductions. Nous souhaitons donc apporter toutes les précisions nécessaires sur la manière de le faire correctement. »

Eléonore SIMONET : « Les soldes sont un moment clé pour nos commerces de proximité, mais nos indépendants font face à une concurrence accrue des sites internet qui proposent des réductions toute l’année. La fin de la période légale des soldes n’est pas la fin des possibilités : les commerçants peuvent, à tout moment et s’ils le jugent utile, organiser des promotions attractives – en février et au-delà – pour s’adapter au marché. C’est une flexibilité précieuse pour préserver leur compétitivité et attirer les clients dans nos magasins locaux. »

Le SPF Économie met à la disposition des commerçants des directives détaillées qui expliquent en termes pratiques ce dont les commerçants doivent tenir compte lorsqu’ils annoncent des réductions de prix : https://economie.fgov.be/fr/themes/entreprises/guidance/pratiques-commerciales/annoncer-des-reductions-de