Depuis le 26 janvier, la Wallonie est une nouvelle fois paralysée par une grève au TEC. Derrière ce conflit, ce sont toujours les mêmes victimes : travailleurs empêchés de rejoindre leur emploi, étudiants pénalisés, personnes âgées isolées, citoyens dépendants des transports publics laissés sans solution.
Cette situation révèle un problème plus profond : certains continuent de considérer le service public comme un levier de pression politique plutôt que comme un service au public. Ce modèle appartient au passé.
Respect du droit de grève, mais priorité à l’intérêt général
Nous respectons pleinement le droit de grève. Mais ce droit ne peut justifier une paralysie prolongée d’un service essentiel, d’autant plus lorsque le dialogue social est ouvert et que des négociations sont proposées et restent sans réponse.
Aujourd’hui, ce sont des milliers de Wallonnes et de Wallons qui paient concrètement cette situation : pertes de revenus, rendez-vous médicaux manqués, difficultés professionnelles et isolement accru pour les plus fragiles.
La Wallonie doit sortir de l’immobilisme
Pendant trop longtemps, la gauche wallonne a cédé aux blocages et refusé de moderniser en profondeur les transports publics. Résultat : un réseau qui accumule les retards, un manque de fiabilité persistant et une perte progressive de confiance des usagers.
Valérie De Bue le dit sans détour : « Réformer n’est pas attaquer les travailleurs. Réformer, c’est garantir l’avenir d’un service public indispensable. »
Des solutions urgentes pour les usagers
Face à la situation actuelle, nous, groupe MR du Parlement de Wallonie, demandons clairement :
- des solutions rapides et concrètes pour les usagers, afin de limiter immédiatement les impacts humains, sociaux et économiques de cette grève ;
- un accord rapide sur le nouveau contrat de service public, indispensable pour redéployer le TEC à sa juste valeur, améliorer son efficacité et restaurer la qualité du service ;
- un avancement déterminé et sans délai vers la mise en place d’un service minimum garanti, essentiel pour protéger les citoyens et restaurer leur confiance envers les services publics.
Le transport public n’est pas un luxe : c’est un droit à la mobilité, à l’emploi et à la vie sociale.
Service garanti : une question de responsabilité
L’expérience du rail au niveau fédéral sous l’impulsion du Ministre François Bellot montre qu’un service garanti est possible. Cette réforme, courageuse à l’époque, est aujourd’hui largement reconnue comme équilibrée car elle protège à la fois les travailleurs et les usagers .
La Wallonie doit enfin franchir ce cap. Refuser un service minimum, c’est accepter que les citoyens restent régulièrement pris en otage.
Une autre vision du service public
Notre Cheffe de groupe, Valérie De Bue, ainsi que l’ensemble des parlementaires MR wallons défendent une vision claire du transport public :
- un service fiable et performant ;
- respectueux des usagers comme des travailleurs;
- géré avec responsabilité et transparence;
- capable d’évoluer sans céder aux blocages idéologiques.
Comme le souligne Valérie De Bue : « La Wallonie mérite un service public qui fonctionne chaque jour. Elle mérite du courage politique, des réformes responsables et un transport public réellement à la hauteur des attentes des citoyens, en particulier des plus fragiles. »



