Ce mardi 3 février, le président du Mouvement Réformateur Georges-Louis Bouchez a réuni à Bruxelles un large panel de diplomates et de représentants internationaux. Coordonné par son directeur de cabinet, Jolan Vereecke, ce moment convivial a contribué à renforcer notre dialogue constant avec le monde diplomatique, tout en nourrissant la réflexion de notre parti sur les grands enjeux internationaux dans le nouvel ordre mondial qui se dessine.

D’emblée, le président du MR a rappelé que de nombreux défis (économiques, sécuritaires, énergétiques ou agricoles) se jouent au niveau européen et mondial. Il a réaffirmé la nécessité d’accords ambitieux avec l’Amérique du Sud, l’Inde et l’Afrique, non seulement sur le plan commercial mais aussi politique, estimant que ces partenariats sont des clés essentielles pour permettre à l’Europe de tenir pleinement sa place face à « l’empire américain » et d’affirmer sa souveraineté. Le monde bascule d’un système hérité du XXe siècle vers un nouvel ordre international, et il appartient aux Européens de ne pas subir ces transformations, mais de proposer de nouvelles architectures de coopération.

Dans cette optique, le président du MR plaide pour des « coalitions de bonne volonté » au sein de l’Union européenne : plutôt que d’attendre des consensus difficiles à 27, il propose d’avancer par cercles de pays volontaires sur des dossiers ciblés. Plusieurs exemples concrets : une coalition Benelux élargie pour la défense, un partenariat renforcé avec la France autour de l’ambition nucléaire partagée, et une coopération accrue avec l’Allemagne sur les enjeux industriels.

Grâce à sa position géographique et politique, notre pays a la possibilité d’être au cœur de cette Europe de projets qui avancent, et le MR veut faire de ce positionnement un axe structurant de son action avec pour objectif la souveraineté européenne.

Cette souveraineté doit se bâtir autour de 4 axes majeurs : un cap industriel assumé, une stratégie énergétique crédible, une autonomie alimentaire renforcée, ainsi qu’une politique de défense à la hauteur des montées en tensions de notre époque.

Ces priorités européennes se déclinent déjà dans les différents portefeuilles détenus par le MR. La sécurité, l’économie, l’emploi, l’énergie sont nos priorités. Par exemple, notre ministre Bernard Quitin, lui-même provenant du monde diplomatique, travaille sans relâche à lutter contre le trafic de drogue et le grand banditisme. Mais il est illusoire de penser qu’une réponse strictement nationale serait suffisante.

Tout au long de cette rencontre, Georges-Louis Bouchez, Jolan Vereecke, Bernard Quintin et Eléonore Simonet n’ont pas manqué d’exprimer leur gratitude envers le corps diplomatique, souvent plus reconnu à l’étranger que dans nos propres frontières, pour la qualité du travail accompli, l’image positive de la Belgique qu’ils véhiculent, mais aussi leur capacité à attirer des investissements depuis l’étranger.