Le groupe MR à la Chambre, via le Président de la Commission Affaires sociales Denis Ducarme, entend faire adopter rapidement des mesures pour sécuriser le statut des aidants proches. Il s’agit d’éviter que ceux qui se consacrent à un proche en perte d’autonomie se retrouvent sans revenu au 1er mars.

« Ma détermination est totale, explique le député fédéral MR Denis Ducarme, nous devons tout faire pour qu’aucune personne ne se retrouve sans revenu parce qu’elle a choisi d’aider un proche. Cela peut aller très vite si chacun y met de la bonne volonté. J’invite donc l’ensemble des groupes politiques à soutenir nos amendements pour renforcer le soutien financier, clarifier les critères de reconnaissance et assouplir les délais au bénéfice des aidants proches. Je convoquerai donc une séance exceptionnelle de la commission demain afin de voter le texte amendé et permettre ainsi un retour directe en séance plénière pour un vote définitif. La conférence des président, suite à notre insistance, a en effet autorisé la commission Affaires sociales à traiter rapidement le dossier. »

Depuis des semaines, les députées fédérales MR Julie Taton et Florence Reuter défendent en commission et en séance plénière ce dossier essentiel. En adaptant la proposition de loi Lanjri et en veillant à ce qu’elle soit votée sans délai, le MR entend éviter que les aidants proches deviennent les victimes collatérales d’une réforme alors qu’ils accomplissent un travail essentiel auprès d’un proche malade, âgé ou handicapé.

Le MR met en avant trois amendements clés.

  1. Augmentation des allocations liées à la dispense pour aidant proche
    À partir du 1er mars 2026, le MR propose de relever le montant de l’allocation de chômage d’un demandeur d’emploi bénéficiant de la dispense pour aidant proche au niveau de l’allocation forfaitaire de chômage pour cohabitant (soit environ 745,94 euros par mois, 28,69 euros par jour, montants indexés), et d’augmenter l’allocation d’insertion des jeunes aidants proches au niveau de l’allocation d’insertion pour cohabitant de plus de 21 ans.
  2. Adaptation des critères de dispense pour reconnaître spécifiquement les aidants proches
    Les amendements introduisent, avec effet rétroactif au 31 décembre 2025, un critère clair de « soins apportés à une personne par un aidant proche reconnu ». Sont visées les personnes pouvant produire une attestation de leur mutualité prouvant leur reconnaissance officielle comme aidant proche pour l’octroi de droits sociaux, afin d’éviter toute zone grise administrative et de sécuriser leurs droits.
  3. Souplesse temporaire dans les délais d’introduction
    Les demandes de dispense dont la date de début se situe entre le 31 décembre 2025 et le 31 mars 2026 pourront être introduites jusqu’au 31 mars 2026 inclus, par dérogation à l’obligation actuelle d’introduire la demande préalablement auprès de l’ONEM. Les personnes ayant perdu ou perdant leur droit au chômage au 1er janvier ou au 1er mars 2026 pourront ainsi encore introduire une demande avec effet rétroactif jusqu’au 31 mars. Passé ce délai, les règles normales redeviendront applicables : il s’agit d’un mécanisme de transition pour que personne ne soit laissé de côté pendant la réforme.