Adrien Dolimont, Ministre-Président du Gouvernement wallon, a lancé la tournée des vœux 2026 du Mouvement Réformateur à La Louvière en remplaçant au pied levé Denis Ducarme, retenu au lit par une grippe, non sans lui adresser un message de prompt rétablissement. Il a rappelé qu’il avait déjà pris la parole dans cette même salle lorsqu’il était encore président des Jeunes MR du Hainaut, soulignant ainsi le chemin parcouru et la fidélité à ses engagements de terrain.
Dès l’entame, Adrien Dolimont a tenu à remercier chaleureusement les militants présents, en soulignant que « venir et assister à des débats ou à des conférences du MR devient quasi aussi compliqué que de franchir la E411 à la hauteur de Courcelles avec 2 cm de neige et des pneus slick », en référence aux pressions, aux intimidations et aux tentatives de chaos orchestrées par ceux qui préfèrent crier plutôt que débattre. Il a dénoncé ces « pseudo-défenseurs de la pensée démocratique » qui cherchent à empêcher les adhérents, les jeunes, les aînés et les élus libéraux de se réunir, et a insisté sur l’importance, justement cette année plus que jamais, de se montrer soudés, unis et visibles dans l’espace public.
Le Ministre-Président a ensuite salué le courage d’être membre du MR aujourd’hui, rappelant avec humour que ce n’est « pas une sinécure », surtout pendant les fêtes de fin d’année. Autour de la table familiale, les réformes menées par les libéraux alimentent les discussions : les deux heures supplémentaires pour les professeurs du secondaire supérieur, la pension anticipée, les quotas Inami, la Formule 1 en Belgique, la consommation de foie gras… et, bien sûr, la fameuse « affaire Georges-Louis Bouchez ». Face à ces débats parfois vifs, Adrien Dolimont assume que « être libéral aujourd’hui, ce n’est pas le plus confortable, mais c’est ce qui est le plus juste », au service d’une société plus équitable pour les générations futures.
Dans un contexte où les extrémismes progressent et où les visions défaitistes dominent, il se réjouit que, chez les libéraux, le désaccord puisse encore s’exprimer librement et sans tabou. Mais il met en garde : trop souvent, ces désaccords se nourrissent davantage d’intox et de manque d’information que de faits et d’arguments solides. Sa grande résolution pour 2026 est donc de « faire triompher l’information ». Il invite chaque membre à lire les argumentaires du parti, à consulter les publications, posts et communiqués, à vérifier les faits et à débattre partout, tout le temps, en invitant les élus à venir s’expliquer dans les cercles, clubs et conférences.
Adrien Dolimont a ensuite pris plusieurs exemples emblématiques de ce qu’il considère comme des contre-vérités entretenues par l’opposition. Il démonte un à un certains slogans : le « plan oxygène » qui « asphyxierait » les grandes villes, la réforme des droits d’enregistrement qui ferait flamber l’immobilier, la fin supposée du plan Grand Froid ou encore l’idée que le taux d’emploi diminuerait en Wallonie. Pour lui, ces affirmations sont « totalement fausses » et illustrent une stratégie consistant à effrayer le citoyen, après des décennies où l’on a fait « pleuvoir l’argent comme s’il poussait sur les arbres ».
Face à cela, il appelle les militants à être à la fois à l’écoute et pédagogues. Les réformes portées par la majorité wallonne, insiste-t-il, visent à casser le « on a toujours fait comme ça » et à remettre la Wallonie sur les rails, avec l’ambition d’en faire un moteur de l’Europe dans la prochaine décennie. Ne pas changer, affirme-t-il, c’est prendre le risque de devenir « ringard », alors même que le choix des électeurs, en juin, a précisément été de rompre avec l’immobilisme. Il invite dès lors à rejeter le discours qui voudrait délégitimer la politique actuellement menée et à être fiers d’être militants du MR, porteurs d’une véritable responsabilité de société.
En conclusion, Adrien Dolimont a invité chacun à ne jamais oublier que « l’on entend toujours le fracas de l’arbre qui tombe, mais pas le bruit de la forêt qui pousse ». Une métaphore pour rappeler que les cris, les polémiques et les attaques font plus de bruit que le travail patient des réformes, mais que ce sont bien ces réformes qui feront la différence pour la Wallonie. Il a assuré que son gouvernement, comme l’ensemble des gouvernements auxquels participe le MR, aura besoin du soutien des militants en 2026, convaincu que « nous allons réaliser de grandes choses ensemble ». Puis, dans un dernier appel optimiste, il a lancé son mot d’ordre pour l’année qui démarre : “Abat la morosité ! Bonne et heureuse année à tous !”.




