Le Gouvernement wallon a statué sur quatre demandes de reconnaissance de calamités naturelles publiques relatives à des phénomènes subis durant l’année 2025. À l’issue d’analyses techniques approfondies, deux événements ont été reconnus comme calamités naturelles.
Pour rappel, selon le décret du 26 mai 2016 relatif à la réparation de dommages causés par des calamités naturelles, toute reconnaissance doit faire l’objet d’un arrêté du Gouvernement wallon qui précise la nature du phénomène, sa période de survenance ainsi que son étendue géographique.
Les demandes introduites par les communes concernées sont évaluées sur la base de critères scientifiques objectifs, notamment en matière de précipitations, de débits de crue, de vitesses de vent et de dégâts observés.
Pour être reconnues, les inondations doivent notamment dépasser des seuils précis de précipitations (35 mm/h ou 70 mm/24h) ou, en cas de débordement, correspondre à une crue d’une période de retour d’au moins 25 ans. Les vents doivent atteindre 130 km/h ou, en cas de tornade ou rafales descendantes, provoquer des dégâts d’au moins catégorie EF2 sur l’échelle de Fujita améliorée.
Pour l’année 2025, quatre événements ont été examinés. Il s’agit des cas suivants :
- Vents violents et inondations des 14 et 15 juin 2025 à Saint-Léger ;
- Vents violents et inondations du 2 juillet 2025 à Namur et Profondeville ;
- Inondations du 6 juillet 2025 à Morlanwelz ;
- Inondations du 23 juillet 2025 à Jemeppe-sur-Sambre et Sambreville.
Deux reconnaissances officielles
Suite à l’analyse des dossiers, il est apparu que les inondations survenues à Morlanwelz ont dépassé le seuil de 70 mm de précipitations sur 24 heures. Elles sont donc reconnues comme calamité naturelle publique. Cette décision concerne environ 30 dossiers potentiels de sinistrés.
Les inondations subies à Jemeppe-sur-Sambre et Sambreville répondent également aux critères requis. Elles concernent 9.312 dossiers potentiels, dont 12 à Jemeppe-sur-Sambre et 9.300 à Sambreville.
Pour ce qui concerne les demandes de Saint-Léger, Namur et Profondeville, les analyses ont montré que les seuils réglementaires n’avaient pas été atteints, les précipitations, les vitesses de vent et les dommages observés étant restés inférieurs aux critères exigés. Ces deux dossiers ne peuvent donc pas être reconnus comme calamités naturelles publiques.
Procédures à suivre
Après publication des arrêtés de reconnaissance au Moniteur belge, les sinistrés disposeront d’un délai de trois mois pour introduire une demande d’aide à la réparation auprès du Service régional des calamités du SPW. Ce délai est porté à six mois pour les personnes morales de droit public et les biens du domaine public.
Le nombre de dossiers à traiter est estimé à environ 200, pour un coût global évalué à 645.000 euros, financé par le Fonds wallon des calamités naturelles. Cette estimation ne tient pas compte des éventuels dégâts au domaine public, qui feront l’objet d’une évaluation ultérieure.



