Ce jeudi, Cécile Neven, ministre wallonne du Climat,des Aéroports, de l’Energie et du Logement est revenue sans détour sur les graves dysfonctionnements révélés à La Sambrienne, société de logement public. Un message clair : l’inaction et la mauvaise gestion ne sont plus acceptables quand il s’agit du droit fondamental au logement.

Entre 2020 et 2025, ce sont 87 millions d’euros qui étaient disponibles pour rénover des habitations dans le cadre d’un vaste plan wallon. Pourtant, plus de la moitié de cette enveloppe n’a pas été utilisée, laissant plus de 1.000 logements non rénovés. Un constat d’autant plus choquant que les délais n’étaient pas contraignants : il ne s’agissait ni de terminer les travaux, ni même de les entamer, mais simplement d’attribuer les marchés publics.

Face à cette situation, la ministre refuse toute complaisance. Là où certains se contentent de justifications administratives, Cécile Neven assume une approche de responsabilité et de résultats. « J’ai demandé un audit pour clairement établir les responsabilités des uns et des autres », a-t-elle déclaré. L’objectif est clair : comprendre, trancher et agir.

Et le ton se durcit. Si les conclusions de l’audit confirment des manquements graves, la ministre n’exclut aucune option. « Si cela s’avère nécessaire, je n’hésiterai pas à sortir le bazooka, c’est-à-dire à envoyer un commissaire spécial sur place », prévient-elle. Une ligne ferme qui traduit une volonté politique assumée : remettre de l’ordre là où les dysfonctionnements nuisent directement aux citoyens les plus vulnérables.

Pour Cécile Neven, l’enjeu dépasse le simple cadre administratif. Il s’agit de crédibilité politique, de bonne gouvernance et de respect des engagements pris envers les Wallonnes et les Wallons. Le logement public ne peut être otage de lenteurs, d’erreurs ou de renoncements.
Le message est sans ambiguïté : les moyens existent, ils doivent être utilisés. Et lorsque ce n’est pas le cas, l’autorité publique se doit d’intervenir avec fermeté. La ministre l’assume : la responsabilité n’est pas une option, c’est une exigence.