A la suite de la fusillade mortelle survenue vendredi 7 novembre dans le quartier Marbotin, la nouvelle bourgmestre de Schaerbeek a décidé de passer à l’action : création d’un HotSpot, interdiction des rassemblements de plus de 5 personnes et renforcement des contrôles et de la surveillance de police.
Le vendredi 7 novembre dernier, en soirée, une fusillade est survenue dans le quartier Marbotin à Schaerbeek. Cette attaque a dramatiquement coûté la vie d’un jeune homme.
Selon la bourgmestre de Schaerbeek, on assiste à une détérioration des conditions de vie ainsi qu’à l’augmentation du sentiment d’insécurité vécu par les habitants du quartier.
« En tant que bourgmestre de ma commune, ma priorité est d’assurer la sécurité, la tranquillité publique et le bien-être des habitants de tous les quartiers de Schaerbeek, explique Audrey Henry. Or, dans le quartier Marbotin, nous avons connu en 2025 plusieurs cas de violence qui témoignent d’une aggravation des conditions de vie. Avec la survenance de cette dernière fusillade, la situation est devenue inacceptable pour les habitants et je ne peux pas la tolérer ! ».
Dès lors, la bourgmestre a décidé de prendre une série de mesures de police administrative destinées à rétablir la sécurité des habitants.
« En premier lieu, j’ai formulé la demande pour que le quartier Marbotin devienne officiellement un HotSpot régional, c’est-à-dire un quartier dans lequel les autorités communales et régionales concentrent leurs forces pour lutter contre le trafic de drogues. Cela permettra aussi de rentrer dans un cadre juridique régional permettant de prendre différentes mesures appropriées ».
« En second lieu, j’ai décidé d’adopter plusieurs mesures temporaires : une interdiction des rassemblements de plus de 5 personnes dans l’espace public ainsi qu’un renforcement de la surveillance et des contrôles d’identité. Si le besoin s’en faisait ressentir sur le terrain, je n’hésiterai pas non plus à prendre des interdictions de lieu à l’égard d’auteurs de troubles ».
La bourgmestre est consciente que tout ne pourra se résoudre uniquement par des mesures de sécurité, raison pour laquelle la prévention et la vie de quartier sont également au programme.
Ainsi, au niveau de la prévention, la présence des travailleurs de rue et celle des gardiens de la paix sera renforcée dans les prochaines semaines.
Au niveau de la vie de quartier, toutes les activités sportives, sociales, culturelles et associatives du quartier seront maintenues.
Enfin, Audrey Henry tient à rassurer : « Il va de soi que ces mesures seront appliquées avec sagesse, clairvoyance et bon sens par nos agents de police, pour ne pas empêcher les riverains de pratiquer leurs activités quotidiennes. Je rajouterais même qu’il est essentiel de continuer à participer à ces activités qui permettent le bien-être physique et psychique des habitants. Le cœur de la vie d’un quartier, ce ne sont pas les trafiquants de drogues, mais ses habitants ! Les criminels finiront par perdre la bataille ! Nous devons continuer à vivre ! »
Au-delà de la portée concrète de ces mesures, la bourgmestre entend également envoyer un signal clair : « Je veux défendre tous les quartiers de Schaerbeek contre les ravages du trafic de drogue », conclue-t-elle.
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