Lors de la séance plénière du 14 janvier du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le groupe MR – par la voix du député Guillaume Soupart – est intervenu pour défendre une réforme nécessaire de la formation en soins infirmiers pour répondre à la pénurie et aux nouvelles exigences européennes, et assurer la qualité du système de soins. Le statu quo n’est plus une option.

Le jeune député a souligné que les préoccupations du terrain, à savoir la pénurie d’infirmières et d’infirmiers, l’avenir des écoles et des enseignants et des enseignantes ou encore la lisibilité des parcours pour les étudiants, sont légitimes et partagées par tous. Mais les propositions de résolution déposées par le PS et le PTB « proposent une mauvaise réponse à des vraies questions et cherchent plutôt à bloquer et à retarder la réforme pourtant nécessaire qu’à avancer ».

Guillaume Soupart a également tenu à corriger plusieurs contre-vérités diffusées dans le débat public. La formation ne disparaît pas : elle est transférée vers l’enseignement pour adultes, un cadre plus adapté à un public majoritairement adulte, dont l’âge moyen est de 25 ans, avec une nouvelle appellation : l’Assistant en soins infirmiers. Quant au minerval, il sera progressif, avec quatre paliers allant de 0 à 1 195 euros, et non un montant uniforme imposé à tous.

Le MR soutient cette réforme car elle est imposée à la fois par l’Union européenne et par l’État fédéral. La directive européenne 2024/782 exige un alignement des formations afin d’éviter un risque majeur dès 2026 : la non-reconnaissance des diplômes belges. L’objectif est donc clair : garantir la reconnaissance européenne des diplômes, clarifier les parcours de formation (niveau 5 pour l’assistant et niveau 6 pour le bachelier) et mettre fin à un système à deux voies créant des inégalités de carrière, de rémunération et de mobilité.
Le but de la réforme est de sécuriser la transition pour les étudiants (ceux déjà engagés pourront terminer leur formation et obtenir leur diplôme), les enseignants (barèmes maintenus, expérience valorisée…) et les écoles, avec un redéploiement des moyens vers l’enseignement pour adultes, sans réduction budgétaire.

Contrairement aux discours alarmistes, le secteur n’est pas opposé à l’évolution de la formation, il soutient même celle-ci « attendue de longue date » comme le souligne le communiqué de l’Union Générale des Infirmiers (UGIB) du 14 janvier dernier.
En votant contre les propositions de résolution qui entretiennent un flou juridique, le groupe MR a fait le choix de l’action plutôt que de l’immobilisme.

« Il est indispensable d’avancer. Maintenir le système actuel, c’est faire courir à notre pays un risque majeur : la non-reconnaissance des diplômes dès 2026. La réforme vise une filière plus lisible, plus équitable, plus accessible, en particulier pour les adultes en reconversion, et reconnue, au bénéfice des étudiants, des enseignants et du secteur des soins. », conclut Guillaume Soupart, député MR.

Lire l’article de La Libre (26/01/2026)