Mardi 31 mars, le président du Mouvement Réformateur Georges-Louis Bouchez et la bourgmestre de Waterloo Florence Reuter se sont rendus à l’asbl Les Petits Sapins à Waterloo, active dans l’accueil et l’accompagnement de jeunes en difficulté.
Sur le terrain, la réalité est claire : ici, une quinzaine d’enfants sont encadrés au quotidien, avec des parcours très différents, entre enseignement ordinaire et spécialisé. Une mission essentielle, mais exigeante, tant humainement que financièrement.
Au cœur des échanges, une question fondamentale : faut-il maintenir l’enfant dans sa famille ou procéder à un placement ? Si la priorité reste toujours le maintien du lien familial, certaines situations nécessitent une prise en charge plus structurée. Dans ce cadre, le rôle du Service d’aide à la jeunesse (SAJ), basé sur la collaboration avec les parents, se distingue de celui du Service de protection de la jeunesse (SPJ), qui intervient de manière contraignante lorsque la situation l’impose.
Autre constat marquant : la rupture brutale à 18 ans. Une fois majeurs, de nombreux jeunes quittent ces structures sans filet. Pour y remédier, des phases de transition sont mises en place dès 16 ans afin de mieux préparer leur autonomie. Certains anciens reviennent d’ailleurs témoigner, partageant leur expérience et confrontant les jeunes à la réalité du terrain.
Pour le MR, ces constats appellent à des choix politiques clairs. Le modèle familial a évolué et la solidarité publique est aujourd’hui venue compléter — et parfois remplacer — la solidarité familiale. Dans ce contexte, l’aide à la jeunesse et l’ONE doivent rester des priorités absolues.
« On ne peut pas tout financer. Il faut faire des choix. Et pour nous, investir dans l’enfance, la jeunesse et l’enseignement est une évidence », a rappelé Georges-Louis Bouchez. Le MR plaide pour un redéploiement des moyens vers ces politiques essentielles, considérées comme les véritables leviers de réussite à long terme.




