Invité de l’émission QR mercredi soir, Georges-Louis Bouchez a défendu l’assainissement historique de 32 milliards d’euros, financé à 80% par des économies et des réformes et à 20% seulement par de nouvelles recettes, tout en maintenant l’objectif clé du MR : garantir au moins 500 € nets de différence entre le fait de travailler et de ne pas travailler.
Dès 2026, le travail rapportera plus grâce à un job bonus renforcé pour les bas et moyens salaires, à la hausse progressive de la quotité exemptée d’impôts de 10 000 à 15 000 €, à une meilleure déductibilité pour les enfants à charge, à la défiscalisation des heures supplémentaires et à un cadre plus attractif pour les flexi-jobs.
Le Président du MR oppose ce cap à la gestion socialiste qui transformé les promesses en dettes, avec des pensions et minima relevés sans financement solide et une inflation qui a dépassé 10% sous l’ancien gouvernement avant de retomber autour de 1% pour l’actuel gouvernement, sans la gauche. Sur l’indexation : le système automatique ne change pas, les ajustements sont temporaires, contrairement aux manipulations du panier de la ménagère du passé par la gauche, tandis que les responsables politiques, eux, n’auront aucune indexation.
Concernant la TVA, Georges-Louis Bouchez a rappelé que le MR était contre toute modification des taux existant. Il justifie l’alignement à 12% pour les frites et les plats à emporter, déjà facturés comme tels dans la pratique, tout en prévoyant une baisse de TVA sur les boissons non alcoolisées pour donner de l’oxygène au secteur horeca, en précisant que les traiteurs classiques ne sont pas visés. Il rappelle aussi que les réservations d’hôtel déjà payées resteront à 6%, conformément au principe européen selon lequel compte le moment de la transaction, et non du séjour.
En toile de fond, le président du MR met en garde contre les pays trop taxateurs qui font fuir capitaux et talents et réaffirme sa conviction : il n’existe pas de mannes célestes, la vraie solution passe par l’investissement, la création de richesse et le courage de réduire la dépense publique plutôt que de charger encore la classe moyenne.



