Depuis leur création en 2015, les flexi-jobs permettent aux travailleurs salariés d’exercer une activité complémentaire dans des conditions fiscales et sociales avantageuses, à condition d’être occupés au moins à 4/5e d’un emploi à temps plein auprès d’un employeur belge. Ce système a rencontré un succès croissant, tant auprès des travailleurs que des employeurs.

Récemment, le Gouvernement fédéral a d’ailleurs décidé d’élargir considérablement le dispositif en ouvrant les flexi-jobs à l’ensemble des secteurs d’activité. Les plafonds de revenus ont également été relevés, passant d’environ 12.000 euros à près de 18.000 euros par an, afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail et d’augmenter le pouvoir d’achat.

C’est dans ce contexte que la Ministre des Classes moyennes, des PME et des Indépendants, Eléonore Simonet, souhaite aller plus loin en permettant aux travailleurs indépendants d’accéder eux aussi à ce dispositif.

« Les indépendants sont un pilier essentiel de notre économie. Il est logique qu’ils puissent, eux aussi, bénéficier d’un système flexible leur permettant de compléter leurs revenus, en particulier quand l’activité est plus calme », souligne la Ministre.

Une telle extension permettrait, sous certaines conditions, aux indépendants de générer un revenu complémentaire en tant que travailleur exerçant un flexi-job, tout en bénéficiant d’un régime fiscal avantageux.

À cet égard, la Ministre a sollicité l’avis du Conseil général de gestion pour le statut social des travailleurs indépendants, qui s’est montré favorable à cette évolution.

En effet, l’extension des flexi-jobs aux indépendants présenterait plusieurs avantages :

  • offrir une source de revenus complémentaires lorsque l’activité indépendante est en baisse ;
  • répondre à une demande concrète de terrain, certains indépendants souhaitant pouvoir prêter main-forte à leurs collègues de manière souple et légale ;
  • renforcer le marché du travail en mobilisant une réserve supplémentaire de main-d’œuvre ;
  • corriger une différence de traitement existante entre salariés et indépendants.

Cette ouverture ne concernerait cependant que les indépendants à titre principal ainsi que les conjoints aidants, et le volume de travail serait limité à un maximum de 480 heures par an.

« Cette réforme vise à offrir plus de souplesse, plus d’équité et plus d’opportunités à celles et ceux qui entreprennent. C’est une réponse concrète aux réalités du terrain et aux attentes exprimées par de nombreux indépendants », ajoute Eléonore Simonet.

La Ministre précise qu’elle fera une proposition concrète en tenant compte des spécificités du statut social des indépendants.

Forte de cet avis favorable, la Ministre soumettra prochainement un projet de texte au Gouvernement afin de concrétiser cette extension du dispositif.