En Belgique, ne pas apprendre le néerlandais tôt, c’est fermer des portes avant même de les avoir ouvertes. Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles travaille actuellement à généraliser l’apprentissage d’une seconde langue nationale, qu’il s’agisse du néerlandais ou de l’allemand.

Dans cette optique, le député Guillaume Soupart a interpellé la Ministre de l’Enseignement, Valérie Glatigny, pour poser un premier jalon : rendre cet apprentissage obligatoire dès l’école primaire.

Certaines écoles montrent déjà la voie, comme celles du réseau libre à Mons ou les écoles communales de Jurbise. L’idée est d’introduire le néerlandais, mais aussi l’allemand – notamment en province de Liège ou du Luxembourg –, dès le plus jeune âge. Pourquoi ? Parce que les enfants apprennent plus facilement lorsqu’ils sont jeunes, que cela renforce l’égalité des chances, que le néerlandais est la première langue du pays et que cette maîtrise ouvre des portes sur les plans scolaire, professionnel et citoyen.

Avancer dès le primaire, c’est poser un acte fort, progressif et adapté, pour offrir à chaque enfant les mêmes opportunités, quel que soit son milieu ou son école. C’est aussi concrétiser une promesse politique qui traîne depuis des années sans avancée tangible. L’anglais, langue vivante tout aussi importante, pourra quant à lui être choisi en secondaire.

L’objectif reste clair : mieux préparer nos enfants à la réalité de notre pays et aux exigences du monde du travail, sans tabou mais avec ambition. Investir dans les langues, c’est investir dans l’avenir.

Découvrez l’article RTL