Le trafic et la consommation de drogues continuent de miner le quotidien des Bruxelloises et des Bruxellois, de miner le sentiment de sécurité dans l’espace public et au sein des stations de la STIB.
Pour la Députée Aurélie Czekalski et le MR bruxellois, la sécurité et la lutte contre le narcotrafic restent au cœur de leur action, être aux côtés des usagers et des travailleurs de la STIB est primordial.
Ce mardi, en commission Mobilité au Parlement bruxellois, elle a interrogé la ministre de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen), sur ce sujet.
Ces derniers mois, de nombreuses images de scènes de consommation et de deals dans certaines stations bruxelloises ont choqué les navetteurs, les familles et le personnel de la STIB. Personne ne doit accepter que les stations de la STIB et les transports en commun bruxellois deviennent des zones de non-droit où le trafic de drogues et les violences associées s’installent.
En réponse, la ministre a dressé un état des lieux chiffré des actions menées depuis le début de l’année 2025. Au total, 4.000 personnes, 1.875 véhicules et 28 établissements ont été contrôlés dans le cadre d’opérations conjointes menées avec la STIB, les zones de police locales et la Police des Chemins de fer. Ces contrôles ont conduit à 209 arrestations, dont 84 administratives et 125 judiciaires. Ils ont également donné lieu à la rédaction de 214 procès-verbaux pour des faits liés à la drogue, de 92 procès-verbaux pour des infractions en matière d’armes et de 342 procès-verbaux pour des infractions de circulation. Des opérations spécifiques, notamment dans le cadre du dispositif FIPA (des opérations policières intégrées associant polices et partenaires, comme la STIB), ont été organisées sur plusieurs lignes et stations du réseau bruxellois.
Ces actions s’inscrivent dans une stratégie globale visant à assurer une présence policière visible et dissuasive dans les lieux considérés comme sensibles, tels que les gares, les stations de métro et les quartiers identifiés comme “hotspots” en matière de criminalité.
Au-delà des interventions policières, la ministre a rappelé les moyens déployés par la STIB pour renforcer la sécurité des voyageurs et de son personnel. Depuis 2023, 40 agents supplémentaires ont été engagés pour la sécurisation des stations, en complément des effectifs existants. Cette stratégie repose également sur une collaboration étroite entre la STIB, les polices locales et fédérales, le recours à la vidéosurveillance, ainsi que sur le travail mené avec les acteurs de terrain accompagnant les personnes en errance et les personnes toxicomanes.
La STIB a également déployé des collaborations avec les services sociaux pour orienter les personnes en grande détresse (via les projets SubLink et Includo). Ces projets restent insuffisants tant que les dealers et les réseaux criminels continuent à occuper l’espace public.
Pour la Députée Aurélie Czekalski : “la priorité est claire, nous devons garantir un réseau de transports publics où les usagers peuvent se déplacer à tout moment et se sentent en sécurité. Cela implique la pérennisation et l’intensification des opérations conjointes police – STIB, une tolérance zéro pour le trafic de stupéfiants dans et aux abords des stations, ainsi qu’une meilleure coordination entre les autorités compétentes.”
Lien vers le compte-rendu des échanges en commission ce 6 janvier




