À Saint-Josse-ten-Noode, devant une salle comble pour les vœux 2026 du MR bruxellois, Georges-Louis Bouchez a salué l’engagement de David Leisterh, chef de file bruxellois, en dénonçant les « petits commentaires vipérins » qui le rendent responsable d’une situation politique dont il a, au contraire, refusé de cautionner les compromissions. Pour le Président, le vrai courage en politique n’est pas de tout accepter pour décrocher un poste, mais d’assumer ses convictions, quitte à rester hors d’un exécutif.
Il a brocardé la coalition « Guinness » en formation, qu’il qualifie de record « d’indignité, d’irresponsabilité et de malhonnêteté », et dénoncé un projet de ville plus cher, plus fermée, plus punitive : extension de LEZ à deux vitesses (pour les citoyens mais pas pour les bus de la STIB), renforcement de Good Move sans remise en question et mise sur la table d’une nouvelle taxe pour entrer dans Bruxelles.
Face à cela, il a annoncé une stratégie très offensive au Parlement bruxellois : dépôt de textes pour reporter les nouvelles phases de la LEZ au moment où les bus de la STIB seront eux-mêmes conformes, revoir Good Move, baisser les droits d’enregistrement et adapter l’activation des demandeurs d’emploi à la limitation du chômage à deux ans. Chaque semaine, les 20 parlementaires MR déposeront des propositions et contraignent les autres partis à se positionner, « les masques vont tomber » : fini de dire une chose dans les quartiers et de voter l’inverse au Parlement.
Sur la sécurité, Georges-Louis Bouchez a défendu l’envoi de militaires dans les rues de la capitale pour reprendre le contrôle des quartiers les plus touchés par la criminalité, rappelant que ce sont d’abord les classes populaires et les familles issues de la diversité qui subissent l’insécurité. Il a plaidé pour une application ferme du principe « casseur-payeur » après les violences et dégradations à Bruxelles, et pour un renvoi beaucoup plus systématique des étrangers en situation illégale, tout en réaffirmant que la Belgique et Bruxelles doivent rester des terres d’accueil pour ceux qui respectent les règles, apprennent nos langues, travaillent et construisent avec nous. Pour lui, être juste, c’est à la fois sanctionner fermement ceux qui portent atteinte à la sécurité et lutter contre les discriminations, mieux accompagner vers l’emploi et mieux récompenser ceux qui se lèvent chaque matin pour faire tourner le pays.
Il a replacé cette ligne dans un cadre européen : Bruxelles est la capitale de l’Union et profite directement de la présence des institutions, mais l’Europe ne pourra défendre ses valeurs que si elle retrouve sa souveraineté militaire, énergétique, industrielle et technologique. Il a fustigé une Europe qui passe son temps à donner des leçons à Washington, Moscou, Pékin ou aux pays arabes tout en restant dépendante des uns pour sa sécurité, des autres pour son énergie et des derniers pour son industrie. Retrouver cette souveraineté suppose de sortir du confort des postures pour investir dans la défense, l’énergie (dont le nucléaire) et l’industrie, comme l’ont déjà fait les libéraux sur certains dossiers.
Il a aussi ancré son intervention dans l’actualité internationale en rendant hommage aux millions d’Iraniens descendus dans les rues pour défier leur régime, rappelant que ce combat est « un pur combat libéral » pour des droits que nous tenons ici trop souvent pour acquis : la liberté, la démocratie, le droit de choisir sa vie. Il a invité les militants à relayer ce combat sur les réseaux et à soutenir la diaspora, martelant qu’on ne peut pas vouloir la liberté pour soi sans la vouloir aussi pour les autres.
Enfin, Georges-Louis Bouchez a insisté sur la spécificité et la force du MR bruxellois : un parti de clarté, de cohérence et de diversité, qui défend les mêmes valeurs à Bruxelles, en Wallonie et ailleurs, sans double discours « adapté » au quartier ou à l’électorat. Il a revendiqué le fait d’être parfois isolé politiquement, en rappelant que le MR a déjà été seul sur le nucléaire, sur la limitation du chômage dans le temps, sur la fusion des zones de police ou sur la sécurité, et qu’il a fini par obtenir des avancées grâce au soutien populaire. Aux militants, il demande de repartir immédiatement en campagne – marchés, entreprises, associations, rues et places – pour expliquer les réformes, convaincre sur le terrain et préparer la prochaine étape : passer de 20 à 25 élus bruxellois.
En conclusion, le président du MR a formulé trois vœux pour 2026 : du courage, du bonheur et de la fierté d’être libéraux. Il a appelé chacun à ne pas se laisser abattre par les jeux d’appareil ou les commentaires médiatiques, à garder la flamme et à se souvenir que « Bruxelles a besoin du MR » pour sortir de l’immobilisme, défendre la liberté, le travail et la responsabilité, et offrir un avenir à la capitale de la Belgique et de l’Europe.
Retrouvez ci-dessous l’intégralité du discours de Georges-Louis Bouchez aux vœux du MR à Saint-Josse-ten-Noode
Bonsoir mesdames et messieurs,
Bonne année !
Quand on lit ce qu’il y a dans la presse, on aurait pu penser que la salle allait être vide ce soir… D’ailleurs, si je devais croire tout ce qu’on lit dans la presse, je ne voterais même pas pour moi.
Cela prouve qu’il ne faut jamais se décourager, j’y reviendrai par après. Mais surtout, il faut être au combat, quotidiennement. Parce que ce que vous avez fait, vous allez pouvoir le refaire. Et vous allez le refaire, j’en suis certain, en mieux !
Alors, avant d’aller plus loin dans ce discours, je voulais qu’on ait tous une pensée pour une situation qui se passe aujourd’hui en Iran. Aujourd’hui, en Iran, vous avez, au moment même où je vous parle, des millions de personnes qui sont descendues dans les rues contre ce régime.
Alors, certains, dans les médias, vous présentent ça comme une révolte contre la vie chère. Il ne faut pas se tromper. C’est la suite du mouvement de 2017. C’est la suite du mouvement de 2022. C’est un pur combat libéral. Et ce qui est affiché à l’écran, ça, c’est le vrai courage.
Si à un moment donné vous vous sentez un peu mous, pensez à cet homme qui a ainsi fait face à des motards du régime. Le vrai courage, c’est d’être capable de sacrifier sa vie pour son idéal, pour ses idées. Et nous, les libéraux, on ne peut qu’être solidaires de ces gens, de ces femmes et de ces hommes qui sont prêts à sacrifier leur vie simplement pour atteindre ce que nous vivons au quotidien.
Ce que nous estimons être totalement banal, ce que nous considérons parfois pouvoir perdre sans frais, c’est la liberté, c’est la démocratie, ce sont les valeurs libérales.
Alors j’ai une demande à vous faire. Partagez leur combat. Partagez-le sur les réseaux sociaux. Faites-le savoir autour de vous. Soutenez-les. Soutenez la diaspora également, qui est présente dans notre pays.
Chaque jour, les libéraux doivent être aux côtés des femmes et des hommes qui se battent pour la liberté. Parce qu’on ne peut pas vouloir la liberté pour soi sans la désirer tout autant pour les autres. Notre projet est universel, notre projet est beau, notre projet doit être soutenu partout dans le monde.
Alors, tout à l’heure, je vous parlais de votre victoire, de notre victoire. Mais je voudrais aussi dire un mot pour celui qui a été notre chef de file, David Leisterh. Parce que David, il n’a pas ménagé ses efforts. David, il a passé chaque soir dans les sections, chaque jour dans les quartiers. Il a battu le pavé, il a distribué aux sorties des métros, il a été vous mobiliser chacune et chacun.
Et je ne vais pas vous cacher qu’en plus de mon lien personnel avec lui, je ne peux pas supporter, comme président de parti, de lire ces petits commentaires vipérins, ces petits coups bas, selon lesquels, finalement, lui et moi, nous serions responsables de la situation.
À la rigueur, moi, on peut même le penser. Vous savez, avec tout ce qu’on dit, ça ne va pas changer mon quotidien. Mais lui, est-ce que vous pensez vraiment que quelqu’un qui a consacré plus de 15 années de sa vie à ce projet, que quelqu’un qui a tout sacrifié pour être chaque jour à vos côtés, pour mobiliser, pour aller dans les quartiers où on n’allait plus pendant des années…
Est-ce que vous pensez vraiment que cette personne n’a pas mené cette mission avec l’engagement qu’on lui connaît ?
Alors aujourd’hui, je voudrais simplement lui dire en notre nom qu’il a tout donné, qu’il a fait le maximum et surtout — et là, je le dis à nos amis de la presse — qu’il a posé le vrai acte de courage.
Parce que le courage en politique, ce n’est pas de faire toutes les compromissions pour avoir un poste. Le courage en politique, c’est de se dire qu’on porte un projet. Et que si d’autres, en face, n’ont pas la volonté, il faut avoir le courage de sacrifier son intérêt personnel au nom de l’intérêt collectif.
Je demande vraiment un tonnerre d’applaudissements pour David Leisterh !
Alors, je lis de-ci de-là que ce serait le découragement. Ce serait le découragement parce que nous serions dans l’opposition.
Tout à l’heure, d’ailleurs — je lui en veux un peu d’avoir trouvé une si bonne formule — je pense que Bernard Quintin a bien résumé les choses. Pour le moment, la Guinness, c’est le Loch Ness. Tout le monde en parle, personne ne l’a vue.
Alors, je ne sais pas ce qui va se passer. La seule chose que je sais, c’est qu’aujourd’hui, la Guinness, c’est surtout le record de l’indignité, de l’irresponsabilité, de la malhonnêteté. Nous en sommes arrivés là parce qu’il y a des gens qui estiment que cette région leur appartient.
Nous en sommes arrivés là parce que des gens qui ont perdu les élections, et très nettement, se sont assis sur leur siège de ministre et ont considéré que, finalement, l’écoulement du temps leur profitait. Nous en sommes arrivés là parce qu’ils n’ont toujours pas compris l’urgence pour Bruxelles.
Pourtant, notre capitale, qui a tous les atouts pour prospérer, perd chaque année 40 000 familles qui quittent la capitale pour des raisons d’immobilité, pour des raisons de malpropreté, pour des raisons d’insécurité, pour des raisons également socio-économiques.
Alors, mesdames et messieurs, la Guinness, ce que j’en sais, c’est que déjà, ce n’est pas une bière belge. Ils auraient pu quand même choisir une gueuze. Ils m’ont tellement rappelé que je venais de Mons que je voudrais quand même leur rappeler qu’il y a assez de bières à Bruxelles pour ne pas aller chercher une vieille irlandaise.
Mais surtout, la Guinness, elle a une particularité, c’est qu’elle est très noire, noire à la couleur du projet qui semble se dessiner. Un projet où la LEZ va être applicable pour chacune et chacun d’entre vous, mais pas pour les bus de la Stib. Parce que ça, c’est ce qui se discutait autour de la table.
Ce que nous avons refusé. Ce que nous avons refusé, c’était de dire : si les bus de la Stib ne doivent pas être rénovés, alors pourquoi l’exiger de la part de nos concitoyens ? On me répondait : « Mais la Région n’a plus d’argent. » Ça tombe bien, les gens non plus.
On a aujourd’hui des gens, des livreurs, on a des enseignants, on a des gens du personnel médical qui ont besoin de leur voiture pour venir travailler à Bruxelles. Et eux, ils vont devoir payer des amendes ou changer de voiture. Mais ils vont rouler derrière un bus qui, lui, continue à polluer comme avant.
Posez la question à un cycliste, s’il vaut mieux suivre une petite voiture ou un gros bus pour la respiration. Belle hypocrisie.
Cette coalition va renforcer Good Move, apparemment. Est-ce que nos concitoyens n’ont pas voté pour la fin de la mobilité immobile ?
Alors, et ça c’est peut-être la meilleure, ils veulent désormais une taxe pour rentrer dans Bruxelles. Et mieux, ils nous expliquent qu’on avait la même chose dans notre déclaration de politique régionale. Alors je suis quand même inquiet sur les capacités de lecture.
Parce que dans notre déclaration de politique régionale, qu’est-ce qui était prévu ? Ce qui est prévu, c’est qu’aujourd’hui, la Région flamande et la Région wallonne vont mettre sur pied une vignette automobile pour les personnes venues de l’étranger et qui utilisent notre système autoroutier.
Et ce que nous avons prévu, nous, MR, c’est de partager une partie de ces recettes avec la région bruxelloise. Parce que Bruxelles, n’étant limitrophe d’aucun pays étranger, cette vignette ne rapporterait rien à la Région. Or, beaucoup de ces personnes vont venir à Bruxelles parce que Bruxelles est notre vitrine, Bruxelles est notre moteur, Bruxelles est vraiment le joyau de notre pays.
Alors, mesdames et messieurs, nous, nous n’avons pas prévu d’enfermer Bruxelles, de faire en sorte que, pour circuler sur des routes de plus en plus difficiles, les gens aient à payer, qu’on attaque le pouvoir d’achat de nos concitoyens.
Alors oui, mesdames et messieurs, nous allons agir. Parce que ce soir, ce serait trop facile de simplement critiquer. Nous allons agir via le Parlement. Parce que tant qu’il n’y a pas de gouvernement installé, la gouvernance de cette région peut se faire au Parlement. Et les masques vont tomber.
Nous allons déposer des textes. Nous allons déposer le texte qui reporte cette mesure. Nous allons déposer le texte qui reporte cette mesure au moins à la même date que celle des bus de la Stib. Parce que le premier principe, si on veut l’adhésion des gens aux règles, c’est que ces règles soient justes.
Et pour qu’une règle soit juste, elle doit être universelle. Nous allons également déposer un texte pour revoir Good Move. Nous allons également déposer un texte pour baisser les droits d’enregistrement à Bruxelles.
En conclusion, chaque semaine, nos parlementaires, nos 20 parlementaires, vont prendre le contrôle. Ils vont déposer des textes, les uns après les autres. Et je vous invite vraiment, sur les réseaux sociaux, j’invite l’ensemble des représentants de la presse à suivre le travail et les votes.
Parce que maintenant, c’est fini de raconter des histoires aux gens. Maintenant, il va falloir se positionner au Parlement. C’est fini, pour certains partis, d’aller dire dans les quartiers qu’ils sont contre Good Move, comme à Anderlecht, et d’aller le voter au Parlement bruxellois.
C’est fini, pour certains, d’aller dire qu’ils défendent le pouvoir d’achat de nos concitoyens et de voter de nouvelles taxes. C’est fini, pour d’autres, de dire qu’ils soutiennent les femmes et les hommes qui travaillent et de leur imposer de changer de voiture pour pouvoir exercer leur métier.
Alors, vraiment, mesdames et messieurs, je voudrais vous dire que nos parlementaires, nos parlementaires qui sont beaucoup plus courageux, beaucoup plus solides que la plupart des autres… Pourquoi ? Parce que nos parlementaires, ils sont les seuls à porter l’alternative.
Parce que nos parlementaires, ils sont vilipendés chaque jour. Mais nos parlementaires sont des femmes et des hommes de conviction. Alors je vous demande vraiment de les soutenir, en commençant par les applaudir, chacune et chacun, parce que ça fait un an et demi que nous sommes ici, dans des conditions injustes.
Bravo à chacune et chacun d’entre eux.
Nous allons aussi agir pour Bruxelles, depuis les autres niveaux de pouvoir. Et ce n’est pas par distraction que nous avons fait monter nos trois ministres. Parce que le cœur du MR, il est à Bruxelles.
Nous avons désigné trois ministres sur les dix. Et sur les 10 — je vais vous mettre d’accord — je dois quand même désigner des Wallons au gouvernement wallon et un germanophone en Communauté germanophone. Je ne pouvais pas aller beaucoup plus loin.
Trois ministres, trois ministres bruxellois, qui agissent pour l’ensemble de nos concitoyens, mais en ayant toujours dans leur cœur et dans leur tête notre région capitale.
Nous allons agir en mettant des militaires dans les rues, parce que ça n’est plus possible de subir cette insécurité. Cette insécurité dont souffrent en particulier les classes populaires. Aujourd’hui, on essaie de faire croire que, quand on va à Clémenceau, on serait mal reçu. Venez avec moi. Venez avec moi à Clémenceau et on va le faire, j’y reviendrai.
Vous allez voir comme les gens attendent des solutions. Vous allez voir comme les gens issus de la diversité, comme les classes populaires, les ouvriers, viennent nous voir en disant : « On n’en peut plus. »
On n’ose plus faire sortir nos enfants sur la place parce qu’on a peur d’une balle perdue. Parce qu’à l’époque, lorsque les habitants de Clémenceau s’étaient mobilisés avec cette structure qui permet à des citoyens vigilants de pouvoir prévenir la police, d’être attentifs, et qu’ils luttaient contre ces vendeurs à la sauvette, le bourgmestre, à l’époque, les a qualifiés de milices privées.
Ces gens-là, ce ne sont pas des gens de la milice privée. C’est juste des gens qui veulent que leurs enfants vivent en sécurité. Et en tant que jeune papa, comment on peut leur donner tort ? Comment on peut vilipender ces gens ?
Alors, les militaires dans les rues, ce n’est pas un fantasme sécuritaire, c’est une nécessité. Parce qu’il faut reprendre Bruxelles en main. On va devoir aller plus loin. On va devoir travailler avec les forces de police, avec le nouveau procureur du Roi, Julien Moinil.
Mais il n’y a plus de place pour les excuses. C’est fini de dire que certains détruisent 15 immeubles, tout ça parce qu’ils n’auraient pas d’avenir. En Belgique, il faut le rappeler, il n’y a pas un centimètre carré du territoire qui doit échapper à la police.
Et il n’y a pas une seule cause d’excuse qui peut permettre de s’en prendre aux autres.
Nous allons aussi agir avec le renvoi beaucoup plus systématisé des personnes en situation illégale. Et je vais être clair là-dessus. Parce qu’on va arrêter avec les caricatures.
La Belgique, c’est une terre d’accueil. La Belgique, et Bruxelles en particulier, c’est une terre de diversité. Et on doit le rester. Mais la Belgique, c’est aussi un pays qu’il faut respecter.
Et donc, oui, nous devons mieux accompagner les personnes qui arrivent sur notre territoire. On doit renforcer l’apprentissage des langues. On doit renforcer l’accompagnement à l’emploi. On doit mieux structurer nos quartiers pour garantir le vivre-ensemble.
Mais on ne doit plus avoir la moindre complaisance à l’égard de celles et ceux qui sont venus en Belgique pour commettre des actes de délinquance. 43% des détenus, aujourd’hui, dans notre pays, sont de nationalité étrangère. Nous devons les renvoyer. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, ces personnes créent une mauvaise image, portent atteinte aux milliers de femmes et d’hommes issus de différentes nationalités, issus de différentes origines, et qui, chaque jour, bâtissent la Belgique.
Alors oui, être juste, c’est être capable de trancher, c’est être capable de prendre des décisions, c’est être capable de sanctionner à l’égard de ceux qui font dysfonctionner notre pays.
Dans le même temps, c’est être capable aussi de lutter contre les discriminations, de tendre la main et surtout de beaucoup mieux récompenser les femmes et les hommes qui se lèvent chaque matin pour donner un avenir à notre pays !
Ce que je suis en train de vous dire, ce n’est pas dans un mois ou dans deux mois, c’est demain matin à la table du gouvernement.
Nous allons aussi garantir le principe du casseur-payeur. Il n’est plus possible de voir des dégâts comme dans la commune de M. Laaouej, comme par hasard, devoir financer la destruction d’abribus, de biens publics, et que, derrière, ce soient vos impôts qui servent à réparer tout ça.
Ça ne doit pas être vos impôts qui servent à réparer ça. Ça doit être ces personnes qui estiment, en fait, gratuit le fait de détruire. Ça doit être ces personnes qu’on doit vraiment sanctionner.
Mais aujourd’hui, mesdames et messieurs, faites-moi confiance. La seule vraie sanction, c’est celle du portefeuille. Celle-là, on ne l’oublie pas.
Quand on doit se lever tous les matins pour travailler, transpirer, donner son argent à l’État et ne pas pouvoir en bénéficier… ça, on ne l’oublie pas.
C’est la raison pour laquelle, mesdames et messieurs, ce principe de casseur-payeur, il doit devenir une réalité concrète et immédiate.
Parce que, moi, il y a quand même un truc que je n’ai jamais compris : ils ont cassé alors que leur équipe avait gagné le match.
Mais alors, je me pose la question : est-ce que, quand ils perdent, ils restent à la maison ? Je ne crois pas. Je pense qu’ils cassent aussi.
Mais ils cassent autre chose. Ils cassent encore.
Quoi qu’il en soit, ça n’est plus acceptable, ça n’est plus tolérable.
À travers ces signaux, et je parlais de caricature tout à l’heure, le MR ne s’affirme pas comme un parti qui serait en dehors du champ démocratique. Au contraire, en agissant de la sorte, le MR se présente comme le seul rempart face aux extrémismes, à l’extrême droite, mais aussi contre l’extrême gauche.
Nous devons lutter contre toutes les formes de radicalité. Mais si on veut faire en sorte que nos concitoyens ne se laissent pas séduire, ne se laissent pas tromper par ces extrémistes, nous devons alors apporter des réponses claires, fermes, aux problèmes qu’ils vivent au quotidien.
Alors, mesdames et messieurs, plus que jamais, soyez mobilisés. Soyez mobilisés à défendre ces actions.
Parce que, quoi qu’il arrive dans cette formation du gouvernement, le MR bruxellois a un avenir rayonnant en lui. Pourquoi ? Parce que le MR bruxellois, il a un atout, c’est la clarté des positions.
Nos positions sont claires sur tous les sujets. Nos positions, surtout, ne sont pas opportunistes, car elles sont les mêmes en Wallonie et à Bruxelles.
Et j’y attache un intérêt particulier. Parce que la nouvelle mode, figurez-vous, à la fois dans le monde médiatique, dans le monde politique, c’est de nous dire qu’il y a une telle spécificité à Bruxelles qu’on devrait avoir des positions différentes.
Mais si vous tombez sur un homme ou une femme politique qui a des positions différentes selon l’endroit où il se trouve, un petit conseil : ne votez pas pour lui, c’est un opportuniste.
Parce que, quand une règle est bonne, elle est bonne partout.
Alors, bien évidemment, la réalité de Bruxelles n’est pas la réalité de Quévy, 8 000 habitants dans la région de Mons. Ça, on fait un peu de géographie.
Mais, globalement, la réalité de Bruxelles est la réalité de tous les centres urbains. On peut avoir une spécificité technique, on ne peut jamais avoir de spécificité sur ses valeurs.
Quand nous estimons que l’État et l’Église doivent être séparés, c’est une valeur qui ne s’adapte pas à une spécificité électorale. Parce que les valeurs, elles sont universelles, elles sont intangibles.
Lorsque le MR considère que le travail est le moteur de la société, c’est une valeur. Ce n’est pas un choix opportuniste.
Lorsque le MR considère que chaque citoyen doit pouvoir bénéficier de la sécurité, ça ne se décline pas différemment à Bruxelles qu’en Wallonie, en Flandre ou n’importe quel endroit dans le monde.
Le MR bruxellois, il est aussi à l’image de notre capitale. C’est-à-dire qu’il est divers, il est rempli de diversité. Et je vous le dis d’ores et déjà, nous allons amplifier le mouvement.
Nous allons l’amplifier de deux manières. En renforçant nos élus. Car oui, et je peux lire de-ci, de-là, certains qui nous disent : il y a des élus qui ont peut-être fait d’autres voix que d’autres. Ce n’est pas ça qui compte.
Ce qui compte, c’est qu’aujourd’hui, on a des gens qui sont engagés au Mouvement Réformateur. Et avec lesquels on va construire. On va construire sur la durée.
On a 20 élus aujourd’hui. Il faut en viser 25 la fois prochaine. Ça veut dire qu’on va garder les 20 élus. Mais on doit en ajouter 5 nouveaux.
Parce que la force d’un parti, c’est à la fois de miser sur une expérience et un renouveau.
Il va falloir donc que chaque militant travaille avec nos élus pour augmenter notre ancrage, pour repartir sur le terrain. Parce que oui, mesdames et messieurs, on repart tout de suite sur le terrain.
Pourquoi ? On repart tout de suite sur le terrain pour continuer à convaincre. Parce qu’on n’est pas sur le terrain pour gagner des élections. On est là pour convaincre sur des valeurs et des idées. Et convaincre, on n’a pas besoin d’élections pour le faire.
On doit aller expliquer les mesures. On doit aller expliquer les mesures qu’on prend au fédéral. On doit aller expliquer ce qu’on va défendre dans les parlements. On doit aussi aller expliquer ce qu’on fait dans les communes.
Parce que, depuis les dernières élections, on a des bourgmestres, on a des échevins. Dans beaucoup plus de communes qu’avant, c’est aussi votre victoire. Et ça, ça nous donne un levier immédiat.
Et je prends un engagement grand, c’est de mener ce combat avec vous. Chaque semaine, nous irons avec des élus bruxellois dans vos communes. On va aller sur des marchés, on va aller visiter les entreprises, on va aller visiter les associations.
On va être en permanence sur le terrain. On va aller serrer les mains. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, le combat, il ne se fera pas dans les médias. Il se fait sur les réseaux sociaux, on l’a bien vu, mais il va surtout se faire dans le contact direct.
Alors je vous demande de vous remobiliser comme si on était en campagne. Parce que, oui, on a gagné. Et vous, vous dites : on aurait espéré avoir un gouvernement le lendemain matin. Tout le monde l’aurait espéré.
Mais c’est dur, la politique. Il ne suffit pas de gagner l’élection. Il faut parfois en gagner plusieurs. Il faut tracer le sillon. Il faut se battre.
Mais est-ce qu’on est sûr de ce qu’on défend ? J’en suis certain. Est-ce que vous voulez un avenir pour cette région ? J’en suis convaincu. Et surtout, est-ce que vous aimez Bruxelles ?
Si vous aimez Bruxelles, on repart au combat. On ne commence pas à lire les articles. On n’essaie pas de se laisser intimider par les bruits de couloirs et les petits gnagnagna.
Ça fait 20 ans, 21 ans qu’ils se passent de nous. Vous avez vu le résultat ? Vous avez vu le résultat ? Alors soyez convaincus d’une chose, c’est que Bruxelles a besoin du MR.
Et cet engagement, on le prend aujourd’hui. On ne va pas se poser de questions. On va aller voir tout le monde.
Alors, mesdames et messieurs, pour cet engagement, on va avoir des résultats concrets. Parce que partout où le MR est, ça bouge.
La limitation du chômage à deux ans, par exemple, ça envoie un signal. C’est plus que simplement une mesure budgétaire. Ça envoie un signal dont la région qui en profitera le plus, c’est Bruxelles.
Alors vous avez certainement lu l’inverse. Parce qu’il y en a plein qui vous ont dit : il y a plein de demandeurs d’emploi à Bruxelles, donc quand vous limitez le chômage à deux ans, c’est Bruxelles qui va en payer les conséquences. C’est exactement l’inverse.
Bruxelles a plein de jeunes chômeurs qui, grâce à ce signal, vont comprendre qu’à 15 kilomètres d’ici, il y a plein d’emplois, qu’à l’aéroport de Zaventem, il y a des centaines d’emplois disponibles, que dans plein de fonctions, on cherche.
On envoie un signal qu’en fait, l’État doit être là pour aider chacune et chacun lors d’un accident de la vie. Mais que tout le monde doit contribuer à la solidarité. La solidarité, ce n’est pas un Mister Cash. La solidarité, ce n’est pas unilatéral.
La solidarité et l’État, ce n’est pas quelqu’un d’autre. C’est chacune et chacun d’entre nous.
Alors, mesdames et messieurs, vous pouvez vous dire une chose. C’est qu’aujourd’hui, ce dont on a besoin, c’est d’une autre activation des chômeurs pour faire face à cette réforme. Cette activation des chômeurs qui n’a pas été prévue par le gouvernement bruxellois.
Alors là aussi, nous allons déposer un texte dès la semaine prochaine au Parlement bruxellois pour totalement modifier l’activation des demandeurs d’emploi.
Et là nous verrons. Nous verrons si nos partenaires engagés ont la cohérence suffisante pour voter le même texte à Bruxelles que celui qu’ils viennent de voter en Wallonie. Nous verrons si le Parti socialiste est sincère quand il dit qu’il veut aider les gens.
Parce qu’aider les gens, ce n’est pas les laisser dans leur coin avec un chèque. Aider les gens, c’est les prendre par la main pour les ramener vers l’emploi, pour leur permettre, à eux, de reprendre leur vie en main.
Alors, mesdames et messieurs, je vous l’avais dit, les masques vont tomber. Soyez à nos côtés pour ce faire.
Alors, il fait chaud. On attend quand même quelques petites bulles. Parce que je vous ai demandé de repartir au combat. Mais avant ça, il faut prendre des forces.
Je voudrais vous dire juste deux dernières choses. La première, elle est pour l’Europe. Parce que n’oubliez jamais une chose, c’est que Bruxelles, c’est la capitale de notre pays, mais c’est surtout la capitale de l’Union européenne.
Le fait que nous soyons le siège des institutions européennes rapporte d’ailleurs à la Belgique et à la région bruxelloise 5 milliards d’euros chaque année. Alors, quand vous en entendrez encore certains qui se plaignent des institutions bruxelloises et européennes, surtout d’un éventuel départ… Alors l’Europe, ce n’est pas les autres, c’est chacune et chacun d’entre nous.
Et aujourd’hui, l’actualité internationale nous oblige à regarder un peu plus loin que notre pas de porte, à regarder un peu plus loin que les débats quotidiens.
Aujourd’hui, les réformes que nous menons pour la Belgique, que nous devons aussi mener dans nos régions, c’est pour faire en sorte, non pas de résoudre quelques exercices budgétaires, ni de faire en sorte de pouvoir, finalement, se dire qu’on a quelques lignes de bilan.
C’est d’aller beaucoup plus loin. C’est de garantir un avenir aux générations futures dans un État, la Belgique, qui est lourdement endetté, avec un déficit extrêmement important.
Mais c’est surtout de faire en sorte de garantir la souveraineté, la souveraineté de l’Union européenne et de l’Europe en général. Pour ce faire, les investissements en termes de défense sont indispensables.
L’enjeu industriel est nécessaire. Le fait de pouvoir compter sur notre énergie est incontournable. Parce qu’aujourd’hui, et c’est également une spécialité d’une partie de la classe politique bruxelloise, on passe nos journées à dire aux Américains qu’on n’aime pas leur président. On a certainement raison.
On passe nos journées à dire aux pays arabes et à la Russie qu’ils ne respectent pas nos standards démocratiques. On passe nos journées à dire à la Chine qu’en fait, ce sont potentiellement nos ennemis, au minimum des espions, et en tout cas des gens qui ne respectent pas nos standards environnementaux et sociaux.
Mais, dans le même temps, nous sommes totalement dépendants des États-Unis pour notre défense, intégralement dépendants des pays arabes et de la Russie pour notre énergie, et pleinement dépendants de la Chine pour notre industrie.
Alors, lorsque quelques députés bruxellois des autres formations politiques essaieront encore de jouer au secrétaire général des Nations Unies au Parlement bruxellois, en déposant une énième résolution sur un conflit, il faudra répondre.
Avec des actes. Avec des actes qui soient concrets et non pas dans le confort des postures. Ce n’est pas dans le confort des postures qu’on va rendre la souveraineté européenne. C’est dans la dureté de la réalité.
Mais si nous sommes tous sincères dans notre volonté d’avoir des valeurs universelles partagées, de faire en sorte que l’Europe rayonne à travers le monde, alors nous devrons être courageux.
Nous devrons avoir le courage de mener des politiques qui permettent de retrouver cette souveraineté. Nous devrons parfois aller à contre-courant de la bien-pensance sur l’industrie, sur l’énergie, comme nous l’avons fait d’ailleurs sur le nucléaire.
Nous devrons donc — et c’est mon deuxième point — oser, oser sortir la tête du troupeau. Vous savez qu’en général, c’est ce qu’on pardonne le moins à quelqu’un. C’est d’amener autre chose.
Pourtant, c’est l’essence même de la politique. C’est l’essence même de la politique. Et je le sais. Je le sais. On nous dit : vous êtes isolés. Et alors ? Et alors ?
Vous croyez que, lors de ces 50 dernières années, on a déjà pris une seule fois le Mouvement Réformateur dans un gouvernement parce qu’on nous aimait ? On est la seule formation politique à être les tenants du libéralisme.
Quand je suis devenu président du MR, on m’avait même expliqué : « Il faut que t’arrêtes d’utiliser le mot libéral, parce que ça fait peur aux gens, ce n’est pas populaire. »
Aujourd’hui, qu’est-ce que je vois ? Je vois que tout le monde essaie de se faire passer pour un libéral. On a plein de libéraux qui déboulent.
Des gens qui ont découvert le libéralisme il y a quelques semaines. Et ils vous expliquent que « nous, on est des libéraux ». Mais ils gouvernent à gauche. C’est bizarre. C’est original.
Les seuls vrais libéraux, ils sont ici. Mais oui, ça demande du courage de ne pas penser comme les autres. Mais il n’y a que comme ça qu’on fait de la politique.
Parce que ce qui compte en politique, ce n’est pas d’accumuler les mandats. Ce n’est pas d’avoir des postes.
Ce qui compte en politique, c’est de se dire : quelle est la trace que l’on va laisser pour les générations futures ?
On était seuls sur le nucléaire. On l’a obtenu. On était seuls sur le chômage limité dans le temps et la réforme du travail portée par David Clarinval. On l’a obtenue.
On était seuls sur la sécurité. On obtient. On était seuls sur la fusion des zones de police. On l’a obtenue.
On a toujours été seuls, mais on y est parvenus. On y est parvenus pourquoi ? On y est parvenus parce qu’on a réussi à avoir le soutien populaire.
Alors, mesdames et messieurs, dans les prochains jours, les prochaines semaines et les prochains mois, je vous demande de garder cette flamme. Parce que, oui, c’est dur, mais on y arrive.
Et on y arrive grâce à quoi ? Grâce au courage. Parce que le courage, c’est la seule qualité qui permet de faire changer les choses.
Alors pour 2026, je vous souhaite trois choses. Du courage, vous l’avez compris. D’être heureux, parce que c’est le but de la vie. N’oubliez jamais ça.
Ne lisez pas la presse, ça rend malheureux. Mais soyez heureux. Pensez chaque jour à chaque opportunité de pouvoir être heureux.
Et on est heureux quand on est en phase avec ses idées. Et surtout, plus que jamais, plus que jamais, à Bruxelles. Parce qu’ici, nous sommes les premiers.
Soyez fiers d’être des libéraux !




