À Namur, David Clarinval ne revêt pas sa casquette de Vice-premier ministre du gouvernement fédéral, mais bien celle de président de fédération, après 11ans à la tête du MR namurois. Le fil rouge de son intervention tient en une image : en 2024, le MR a marqué un essai, mais maintenant il faut le transformer.

Autrement dit, la victoire électorale ne vaut que si elle se traduit en décisions concrètes. David Clarinval insiste donc sur le fait que le MR est « aux commandes » à tous les niveaux : communes, province, Wallonie, Fédération Wallonie-Bruxelles, fédéral et Europe.

L’autre message clé est une mise en garde contre la facilité et le suivisme. Le MR, rappelle-t-il, n’est guidé ni par des dogmes, ni par des mutuelles, ni par des syndicats, mais par un libéralisme assumé et ancré dans le terrain. 2026 sera une année « exigeante » : les réformes demandent de la pédagogie, de la constance et du courage, mais elles visent une Belgique où le travail est mieux valorisé, où l’effort est reconnu, et où l’avenir n’est plus sacrifié au confort politique de court terme.

Enfin, David Clarinval replace les militants au centre du jeu. Avec 14 bourgmestres et 28 majorités en province de Namur, le MR dispose d’un ancrage exceptionnel, mais ce n’est pas une fin en soi : il leur demande d’expliquer, de convaincre, de « tenir bon » quand les réformes sont attaquées, en rappelant que le MR a toujours gagné lorsqu’il est resté fidèle à ses valeurs. 2026 doit devenir, dit-il, « une année de résultats, de crédibilité et de fierté libérale ».

Retrouver son discours complet ici

Bonjour à toutes et bonjour à tous, chers amis, chères amies. C’est toujours un immense plaisir de vous retrouver pour la traditionnelle cérémonie des vœux. Soyez tous ici les bienvenus à Temploux.

Je voudrais m’adresser à Anne Barzin pour la taquiner un peu : les routes à Bièvre sont quand même mieux déneigées chez nous… Je crois qu’il y a quelques conseils à pouvoir vous donner.

Mais trêve de plaisanterie, cela fait maintenant 11 ans que j’ai le plaisir d’être votre président provincial. Ensemble, nous avons franchi de nombreuses étapes : des joies, des victoires, mais aussi des moments plus difficiles. Mais nous n’avons jamais oublié que l’essence même d’un parti politique est de faire changer les choses, de prendre des décisions qui amélioreront l’avenir de notre pays et de ses citoyens.

Alors je vais vous faire un aveu : depuis que je suis votre député fédéral, j’ai rarement connu un moment comme celui-ci, un moment où notre parti peut réellement influencer le cours des événements et prendre les décisions que nous attendons depuis longtemps. Grâce à la magnifique victoire électorale de 2024, nous avons pu marquer notre présence forte à tous les niveaux de pouvoir.

Mais comme pour un essai au rugby, il convient maintenant de transformer cette victoire en réalisations concrètes. Et c’est précisément ce que nous faisons. Car aujourd’hui, à tous les niveaux de pouvoir, nous sommes engagés dans un processus de réforme sans précédent.

Et cela se voit ici, à Namur, et dans la plupart des communes de notre province où nous pilotons des réformes ambitieuses et dynamisons nos pouvoirs locaux. Et cela se voit à la province où Sabine Laruelle et Mélanie Havenne, accompagnées de nos 12 conseillers provinciaux, ont littéralement mis le turbo pour faire entrer l’institution provinciale dans son nouveau costume.

Et cela se voit en Wallonie et dans la Fédération Wallonie-Bruxelles avec Adrien Dolimont et, évidemment, notre ministre namuroise Cécile Neven, mais aussi avec Valérie Glatigny à la Fédération Wallonie-Bruxelles et notre président du Parlement wallon, Willy Borsus.

Cécile, au passage, à qui je souhaite un bon anniversaire. Vous devez savoir que c’est aujourd’hui son anniversaire. Bon anniversaire Cécile !

Cette équipe peut compter sur l’énergie et l’engagement de nos députés régionaux : Stéphanie Thoron, Gregory Chintinne, Valérie Warzée-Caverenne, Vincent Maillen.

Mais cela se voit aussi au gouvernement fédéral où, avec mes collègues Eléonore Simonet, Mathieu Bihet, Bernard Quintin, notre feuille de route est claire : faire de cette législature celle de la valorisation du travail, de la compétitivité de notre économie, de la sécurisation de nos villes et de nos campagnes, et de notre approvisionnement énergétique.

La liste des réformes engagées est importante, et nous pouvons compter au quotidien sur l’appui de Charlotte Deborsu et Christophe Bombled, nos députés fédéraux namurois, pour les mener à bien.

Mais cela se voit aussi à l’Europe avec notre commissaire Hadja Lahbib, nos députés Sophie Wilmès, Olivier Chastel, et notre député européen namurois, Benoît Cassart, qui apportent plein de bon sens dans l’hémicycle européen et, reconnaissons-le, du bon sens il va leur en falloir quand on voit les évolutions géopolitiques et économiques actuelles aux États-Unis, en Chine et dans le reste du monde.

Chers amis, vous êtes nombreux à être nos relais sur le terrain. Vous, mandataires provinciaux, communaux et de CPAS. Ne l’oublions pas, le MR est le premier parti francophone en termes de représentants locaux. En province de Namur, avec nos 14 bourgmestres et nos 28 majorités, nous pouvons être fiers de cet ancrage local.

Cette connexion au terrain est primordiale pour alimenter nos réflexions et orienter nos décisions. Nous ne sommes ni guidés par des dogmes, ni par des mutuelles ou des syndicats. Notre fil conducteur, c’est un libéralisme assumé, ancré sur le terrain et tourné vers l’action.

2026 sera une année exigeante. Les réformes que nous portons demandent de la constance, de la pédagogie, mais aussi du courage. Mais elles ont un sens. Elles dessinent une Belgique où le travail est récompensé, où l’effort est reconnu, où les citoyens sont considérés et où l’avenir n’est pas sacrifié sur l’autel du confort politique.

Nous ne sommes pas là pour gérer le déclin, mais au contraire pour redresser le pays. Nous ne sommes pas là pour suivre l’opinion, mais pour assumer nos choix. Je le dis avec sincérité : nous n’avons jamais eu autant besoin de vous qu’aujourd’hui. Car il est toujours plus facile de critiquer dans l’opposition que d’agir et de prendre ses responsabilités au sein d’une majorité gouvernementale.

Je compte dès lors sur vous, sur votre engagement, sur votre présence sur le terrain, sur votre capacité à expliquer, à convaincre et à tenir bon. Le MR a toujours gagné quand il est resté fidèle à ses valeurs.

Ensemble, avec lucidité et détermination, faisons de 2026 une année de résultats, de crédibilité et de fierté libérale. Bonne année à tous.

Un petit cadeau pour celles qui savaient, ou qui avaient deviné, que c’était l’anniversaire de Cécile : bon anniversaire à toi, Cécile !