À Istanbul et à Ankara, Georges-Louis Bouchez a placé les échanges économiques, l’industrie et le dialogue politique au cœur de son déplacement. Accompagné de Hennan Oflu, député bruxellois, et de Safa Akyol, échevin à Saint-Josse-ten-Noode, le président du MR a défendu une conviction : face aux bouleversements internationaux, la Belgique et l’Europe doivent renforcer leurs relations avec des partenaires stratégiques comme la Turquie.
« Si d’un côté vous avez les États-Unis et de l’autre la Chine, nous proposons une troisième voie. La troisième voie, c’est la voie de la coopération », a-t-il expliqué lors de ses échanges. Une approche qui associe les intérêts économiques, les enjeux de sécurité et la volonté de construire une Europe capable de peser davantage sur son avenir.
Commerce et industrie : mieux connaître les possibilités de coopération
Des usines agroalimentaires aux entreprises de défense, des rencontres avec la CEO Platform aux échanges avec le vice-ministre de l’Économie, le déplacement a permis d’aborder les relations commerciales sous un angle concret. Georges-Louis Bouchez a notamment souligné les atouts de la Belgique : sa situation géographique, ses infrastructures logistiques et sa proximité avec les institutions européennes.
Devant les entrepreneurs, il a identifié plusieurs perspectives d’investissement, notamment dans l’agroalimentaire et les produits destinés aux communautés turcophones présentes en Belgique et dans les pays voisins. Il a aussi mis en avant la région liégeoise, ses connexions avec l’Allemagne et les Pays-Bas et ses infrastructures de transport. « Quand vous entrez en Belgique, vous entrez dans toute l’Europe », a-t-il résumé.
Pour prolonger ces échanges, le président du MR a proposé l’organisation, à Bruxelles, d’un salon consacré aux entreprises et aux investisseurs turcs. L’objectif serait de mieux faire connaître les réalités économiques et industrielles de la Turquie, au-delà de son image de destination touristique. Une piste évoquée avec les interlocuteurs rencontrés, et non un projet déjà arrêté.
Défense et nouvelles technologies : des intérêts communs
La visite de FNSS a illustré les possibilités de coopération entre les industries de défense turque et belge. Georges-Louis Bouchez a notamment évoqué les liens avec John Cockerill et les compétences industrielles présentes en Wallonie. Développements technologiques communs, complémentarité des savoir-faire et capacités de production ont nourri les discussions.
« La présence de la Turquie au sein de l’OTAN est fondamentale pour nous », a-t-il souligné, en plaidant pour un renforcement des coopérations entre industries de défense. Pour le MR, ces échanges s’inscrivent dans une ambition plus large : renforcer les capacités européennes et réduire les dépendances stratégiques.
La découverte d’un incubateur de nouvelles technologies a également permis d’aborder l’innovation, la rapidité d’adaptation et les usages concrets des solutions développées. Le président du MR a insisté sur la nécessité de relier la recherche aux besoins réels, notamment dans la défense et les applications civiles.
Un dialogue franc sur la sécurité et la migration
Les rencontres politiques, notamment avec le gouverneur d’Istanbul, ont permis d’aborder le rôle de la Turquie au carrefour de l’Europe, de l’Asie et du Moyen-Orient. Georges-Louis Bouchez a souligné l’importance de sa capacité à dialoguer avec des interlocuteurs différents dans un contexte international marqué par les conflits et les rivalités de puissance.
Les questions d’asile et de migration ont également été discutées. Le président du MR a interrogé ses interlocuteurs sur l’hypothèse d’un traitement des demandes de protection avant l’arrivée sur le territoire européen, notamment depuis la Turquie. Il a défendu une coopération associant maîtrise de la migration illégale, sécurité et échanges économiques, tout en évoquant les difficultés de visa rencontrées par les entrepreneurs turcs.
« Ce serait une grande erreur de la part de l’Europe et de la Belgique de se priver d’un partenaire comme la Turquie », a-t-il affirmé. Une volonté de dialogue qui n’exclut ni les différences de positions ni la défense des intérêts belges et européens.
Comprendre le pays et entretenir les liens
Le déplacement a aussi fait place aux rencontres avec les minorités religieuses et à la découverte du patrimoine historique et touristique. Ces étapes ont complété les échanges politiques et économiques par une approche des réalités culturelles du pays.
Le déjeuner avec l’ambassadeur de Belgique et le repas avec des représentants de l’amitié belgo-turque ont permis d’aborder les liens entre les deux sociétés. Georges-Louis Bouchez a notamment souligné le rôle des Belges d’origine turque dans ces relations, par leur travail, leurs investissements et leurs attaches avec les deux pays.
Enfin, les échanges avec le CEO de l’agence de presse turque Anadolu, suivis d’une interview, ont été l’occasion de présenter sa vision d’une Europe plus autonome, plus compétitive et davantage tournée vers la coopération. Avec un fil conducteur tout au long de la mission : « Derrière, il y a un travail à mener pour que ça devienne concret et pas uniquement des bonnes intentions. »
La presse en parle :
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