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Budget fédéral : le MR rappelle ses lignes de force dans L’Echo

28/10/2026
En bref

À l’occasion d’une interview accordée à L’Echo parue le 24octobre, le vice-Premier ministre David Clarinval a rappelé la position du MR alors que les négociations budgétaires au Fédéral entraient dans une semaine décisive. « Enlever la TVA de la table, ce n’est pas une victoire, c’est du bon sens. »

Le vice-premier souligne que la proposition actuelle ne respecte pas l’accord de gouvernement, qui prévoit un maximum d’un neuvième de taxes dans l’effort budgétaire. Le parti plaide donc pour diminuer l’effort fiscal. Il rappelle que les Belges paient déjà trop d’impôts et que d’autres hausses seraient contre-productives.

Appliquer d’abord les réformes déjà décidées

Le MR demande de faire rentrer les recettes attendues des réformes déjà actées, la « nullijn ». Selon David Clarinval, les taxes votées s’appliquent immédiatement, tandis que les réformes prennent du retard. Il cite le retour au travail des malades de longue durée : un an de retard et un trou de 234 millions d’euros. Le tableau budgétaire actuel intègre 2,3 milliards à ce titre, mais le MR estime qu’on peut aller plus loin.

Un véritable plan de croissance

Le parti réclame l’inscription dans le tableau budgétaire d’un plan de croissance à la hauteur. Dans un contexte de croissance atone où des industries ferment et des emplois se perdent, 1,5 milliard d’euros investis pourraient permettre un gain de 0,5 point de PIB à l’horizon 2029,

Défendre les mesures favorables aux entreprises

Face à ceux qui parlent de « cadeaux aux entreprises », David Clarinval répond que les 2 à 3 milliards de mesures fiscales identifiées, comme le précompte pour les chercheurs ou pour le travail de nuit et en équipes, permettent de garder en Belgique des profils à haute valeur ajoutée. Il avertit : sans ces aides, « ce n’est pas un GSK, mais dix » qu’on risque d’avoir.

Soins de santé : des réformes à poursuivre

Si la Sécurité sociale a été protégée jusqu’ici, le vice-Premier ministre estime que les dépenses de soins de santé dépassent structurellement les recettes, sans correction prévue. Il plaide notamment pour un contrôle du patrimoine par les mutuelles avant l’octroi du statut BIM (bénéficiaires d’interventions majorées), afin de limiter les effets les abus.

Lire l’interview dans l’Echo