Après validation par le gouvernement bruxellois, la secrétaire d’État à l’Urbanisme Audrey Henry a adressé à son administration urban.brussels une circulaire interprétative qui change concrètement la donne pour le développement de la ville. Celle-ci fait suite à un jugement qui interdisait la construction sur des sites non bâtis de plus de 0,5 hectare, au nom de la décarbonation de la Région. En d’autres termes, une lecture extrêmement restrictive empêchait pratiquement de bâtir sur de grands terrains encore vierges, alors même que Bruxelles a besoin de logements, d’équipements collectifs et d’activités économiques.
Par cette circulaire, Audrey Henry clarifie le cadre : la décarbonation est un objectif central, mais elle ne peut pas servir de prétexte à un gel total de la construction. Bruxelles doit pouvoir évoluer, se densifier intelligemment et se réinventer là où cela fait sens, tout en intégrant des exigences climatiques ambitieuses. Il ne s’agit pas d’opposer climat et développement urbain, mais de les concilier dans une vision cohérente du territoire : des bâtiments plus performants, des projets mieux intégrés, une ville plus compacte et plus durable.
Un signal fort est ainsi envoyé à l’ensemble des acteurs urbains – communes, promoteurs, architectes, monde associatif, habitants : Bruxelles reste une ville qui construit, qui se transforme, qui refuse l’immobilisme. Oui, la capitale doit être exemplaire sur le plan climatique, mais elle doit aussi pouvoir faire évoluer son bâti, accueillir de nouveaux habitants, adapter ses infrastructures et moderniser sa vision de l’aménagement. C’est ce cap qu’Audrey Henry assume : une Bruxelles ambitieuse pour le climat, mais tout autant ambitieuse pour son développement urbain.




