Cette semaine, le MR fait escale à Fosses-la-Ville, commune de la Basse-Sambre, riche d’un patrimoine historique et religieux exceptionnel autour de la collégiale Saint-Feuillen, mais aussi d’une identité villageoise forte à travers Fosses, Sart-Saint-Laurent, Le Roux, Vitrival, Aisemont et Sart-Eustache. À sa tête depuis 2012, le bourgmestre Gaëtan de Bilderling a vu sa confiance largement renouvelée lors des élections communales de 2024 : sa liste a obtenu 73,3% des suffrages, soit 16 sièges sur 21. Exerçant également en tant que médecin généraliste et Président du BEP expansion, ses journées sont bien chargées ! Ce mandat s’ouvre avec une double exigence : poursuivre des investissements attendus, hall sportif, crèche, voiries, mobilité douce et aménagements de village, tout en préservant la rigueur budgétaire nécessaire dans un contexte financier plus contraint.

Gaëtan, les électeurs fossois ont très largement reconduit ta liste en octobre 2024, avec plus de 73% des voix et 16 sièges sur 21. Après plus d’une décennie à la tête de la commune, comment reçois-tu cette marque de confiance, et quelle ligne donnes-tu à cette nouvelle mandature pour rester à l’écoute des habitants tout en poursuivant la transformation de Fosses-la-Ville ?

De nombreux projets sont sur les rails et il s’agit de les mener à bien tout en faisant face à de nouveaux défis.

Nous sommes venus à terme de notre premier PCDR (Plan communal de développement rural) et nous avons reçu le feu vert pour entamer une nouvelle ODR en 2027. Les réalisations ont reçu un accueil plus que chaleureux : le déménagement de l’hôtel deVille, le parc de l’Espace Winson (à l’arrière de notre nouvelle maison communale) s’est vu déjà fréquenté par de nombreux Fossois dès avant son inauguration ; avec la Maison rurale, nous disposons à présent d’une salle de spectacle polyvalente, de salles de réunions très demandées et d’un restaurant pédagogique ; et nous poursuivons le travail sur le réseau de voies lentes qui seront le maillage entre les villages et le Ravel.

Notre Opération de Rénovation urbaine va bon train également, avec une première phase de travaux (la rénovation des places du Chapitre et du Marché) qui se finalise.

Tous ces projets sont le fruit d’une concertation étroite avec les habitants. C’est un processus entamé depuis plus de 10 ans et c’est hyper-motivant de voir les citoyens s’investir dans la vie communale. Même s’il faut très souvent reprendre son bâton de pèlerin pour expliquer, convaincre et tordre le cou à certaines rumeurs…

Plusieurs dossiers rythment les prochaines années : la finalisation du hall sportif, l’extension de la crèche… Quels projets te paraissent les plus urgents pour améliorer concrètement le quotidien des Fossois, et comment faire avancer ces investissements ? 

Au-delà des projets et des travaux qui se finalisent, et au-delà des nouveaux projets sur lesquels nous travaillons, il est primordial de remettre l’humain au milieu du village. Les centres urbains se désertifient, les petits commerces disparaissent… Et Fosses n’échappe pas à la règle malheureusement.

Faire d’importants travaux pour avoir des places conviviales, c’est bien, mais ce n’est qu’une première étape. Après, il faut faire revenir la vie…

Tout cela en faisant face à des restrictions budgétaires. Ce qui nous impose un nouveau défi : plus que jamais, il faut être créatif !

Il y a un autre dossier que je porte avec fierté et obstination : les synergies Ville-CPAS. Voilà un exemple frappant de ce qu’on pourrait appeler une « créativité réfléchie ».

Fosses-la-Ville peut compter sur une identité particulièrement forte, portée par son folklore, sa collégiale Saint-Feuillen, ses associations et ses villages. Comment entends-tu valoriser davantage ce patrimoine et cette vie locale, afin de renforcer à la fois l’attractivité touristique de la commune et la fierté des habitants pour leur territoire ?

A Fosses, nous avons un nombre incroyable d’associations, dont la plupart ont trait au folklore. (84 groupes folkloriques et associatifs pour une ville d’un peu plus de 10 400 habitants !) C’est un élément identitaire très fort. De mai à octobre, il ne se passe pas un week-end sans une manifestation folklorique, une kermesse, une marche… Avec l’apothéose cette année : la Marche septennale Saint Feuillen.

Cela donne l’image d’une vie associative très active, mais il ne faudrait pas se reposer sur les lauriers du passé et croire que tout cela est acquis.

Il y a de nombreux nouveaux habitants qui ne sont pas au fait de ce folklore, qui ne le comprennent pas ou même qui s’en inquiètent. Et inversement, parmi les acteurs du folklore certains sont un peu trop traditionnalistes et pas du tout ouverts aux nouveaux, et encore moins aux critiques…

Il faut ouvrir des portes, les faire se rencontrer. Si Fosses-la-Ville rayonne à l’extérieur grâce à son folklore, il est indispensable que tous les habitants se sentent concernés. Leur fierté alors sera le meilleur vecteur d’attractivité.