Le décrochage scolaire ne survient jamais du jour au lendemain. Il commence souvent par quelques absences, parfois répétées au même cours, avant de s’installer progressivement. Plus ces signaux sont détectés tôt, plus les chances de maintenir un élève sur le chemin de l’école sont importantes. C’est pour répondre à cet enjeu que le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, sous l’impulsion de Valérie Glatigny, adapte les réformes adoptées en 2024, en tenant compte des retours des acteurs de terrain de l’enseignement, et de leurs demandes de simplification administrative.
Les nouvelles mesures permettent une meilleure coordination entre directions, enseignants et centres PMS (psycho médicosocial). Elles apportent également des outils plus efficaces pour identifier rapidement les situations à risque et accompagner les élèves avant que les difficultés ne se transforment en décrochage. Les données de l’élève seront accessibles en temps réel, tandis que les absences répétées seront plus facilement repérables pour tirer la sonnette d’alarme.
Le Gouvernement simplifie également le quotidien administratif des équipes éducatives. Les doubles encodages des absences disparaissent grâce à un outil unique, qui alimentera automatiquement le DAccE (dossier d’accompagnement de l’élève qui suit toute sa scolarité). Un gain de temps précieux qui permettra aux écoles de consacrer davantage de temps à l’accompagnement des élèves plutôt qu’aux tâches administratives.
Le projet de décret améliore aussi les procédures liées aux exclusions définitives. Les délais de recours sont raccourcis afin de réduire les périodes d’incertitude pour les familles et les possibilités de réinscription sont élargies à l’ensemble des réseaux d’enseignement lorsque les démarches habituelles n’ont pas abouti. L’objectif est qu’une exclusion ne conduise jamais à une déscolarisation durable d’un élève.



