Après 23 réunions de la commission spéciale Métro 3, le constat dressé par Amélie Pans et Clémentine Barzin, députées MR, est sans appel : études biaisées, gouvernance éclatée, travaux lancés trop tôt et un budget multiplié par cinq — de 1,7 à 4,7 milliards d’euros — sans que personne ne tire la sonnette d’alarme.
Pour que cela ne se reproduise plus jamais, les deux députées ont préparé deux résolutions instaurant des garde-fous concrets : la première impose une « sonnette d’alarme » budgétaire obligeant à informer le ministre dès qu’un dépassement de 30 % du budget initial est constaté, et à saisir le Parlement au-delà de 50 % ; la seconde garantit une indépendance stricte entre celui qui étudie la faisabilité d’un projet et celui qui le met en œuvre, car on ne peut pas être juge et partie quand il s’agit d’argent public.
L’objectif n’est pas de renoncer aux grands projets, mais de donner à la Région les outils pour les mener à bien, dans le respect de chaque euro des Bruxellois.



