À l’approche de la fin de l’année scolaire, certaines voix appellent à ne pas organiser les évaluations certificatives externes. La Ministre de l’Éducation Valérie Glatigny souhaite rappeler pourquoi leur maintien est essentiel, avant tout pour les élèves, et plus particulièrement pour ceux qui rencontrent le plus de difficultés dans leur parcours scolaire.
Il convient d’abord de distinguer deux réalités. D’un côté, les examens internes, qui relèvent de l’autonomie des établissements et de leur règlement des études. Chaque école décide de leur organisation en fonction de son projet pédagogique. De l’autre, les évaluations externes certificatives – le CEB (6e primaire), le CE1D (2e secondaire) et le CESS (6e secondaire) – qui sont prévues par la loi et organisées selon un cadre commun pour tous les élèves.
Ces évaluations externes seront bien maintenues. Elles reposent sur des questionnaires identiques pour tous, déjà imprimés et prêts à être distribués, administrés selon un calendrier connu de longue date et corrigés à l’aide de grilles harmonisées. Toute l’organisation est finalisée depuis plusieurs mois.
Mais au-delà des aspects pratiques et légaux, il faut surtout rappeler le rôle fondamental de ces épreuves. Elles permettent l’obtention d’un diplôme qui atteste officiellement de la maîtrise des compétences attendues à des étapes clés de la scolarité. Elles offrent aussi aux élèves l’occasion de valoriser le travail accompli tout au long de l’année avec leurs enseignants.
Ces évaluations ont précisément été conçues pour garantir l’égalité de traitement entre tous les élèves. Refuser de les organiser ou refuser de transmettre les résultats ne pénaliserait pas les responsables politiques. Cela pénaliserait avant tout les jeunes qui se sont préparés à ces épreuves et qui ont besoin que leurs acquis soient reconnus de manière équitable.
Cette question est particulièrement importante pour les élèves les plus fragiles. Le CEB, par exemple, ne sert pas uniquement à délivrer un certificat. Il permet également d’identifier les besoins d’accompagnement des élèves lors de leur entrée dans l’enseignement secondaire. Lorsqu’un élève rencontre des difficultés dans une ou plusieurs épreuves, cela ouvre des moyens d’accompagnement renforcé en première secondaire afin de l’aider à surmonter ces difficultés. Ces informations sont précieuses pour construire un soutien adapté et donner à chaque élève les meilleures chances de réussite.
Il est également important de rappeler que le cadre légal prévoit déjà toute la souplesse nécessaire pour tenir compte des situations particulières. Le jury d’école, qui demeure souverain, peut délivrer un certificat sur la base du dossier pédagogique de l’élève, même en cas d’échec à tout ou partie des épreuves externes. Les bulletins, les évaluations réalisées durant l’année et l’ensemble du parcours scolaire sont alors pris en considération.
De même, si un élève n’a pas pu participer à une épreuve pour un motif extérieur justifié, le conseil de classe conserve la possibilité d’apprécier la maîtrise des compétences concernées à partir de son dossier pédagogique. Le législateur a donc prévu des mécanismes permettant de garantir qu’aucun élève ne soit injustement pénalisé par des circonstances exceptionnelles.
La Ministre de l’Éducation fait pleinement confiance au professionnalisme et à l’engagement des directions d’école, qui sont mobilisées pour organiser cette fin d’année dans les meilleures conditions. Elle tient également à remercier les enseignants qui, partout sur le territoire, continuent à assurer la continuité des apprentissages et à préparer leurs élèves aux échéances de fin d’année. Beaucoup d’établissements poursuivent d’ailleurs leur fonctionnement normal et préparent activement les examens.
Dans cette période, la responsabilité collective est de garder le cap sur l’essentiel : l’intérêt des élèves. Maintenir les évaluations certificatives, c’est garantir la reconnaissance de leurs acquis, préserver l’égalité de traitement entre tous et offrir aux élèves qui en ont besoin les moyens d’un accompagnement renforcé pour la suite de leur parcours.



