La proposition de loi de la députée fédérale MR Florence Reuter qui permet d’adapter la période du congé de deuil en cas d’euthanasie programmée vient de recevoir un avis positif et unanime du Conseil national du travail. « C’est une avancée concrète pour les familles qui accompagnent un proche dans un parcours d’euthanasie et qui ont besoin d’être présentes avant, pendant et après cet ultime moment, » se réjouit la députée.

Actuellement, les congés de circonstance pour décès ne peuvent être pris qu’à partir du jour du décès, ce qui ne tient pas compte des réalités de l’euthanasie, où la date est fixée à l’avance. Sans parler des nombreuses démarches qui doivent être accomplies avant l’acte, autant sur le plan administratif que sur le plan humain. « Ma proposition de loi permet aux proches de prendre leurs jours de congé de circonstance dès que la date de l’euthanasie est fixée, sans créer de jours supplémentaires mais en adaptant simplement la période pendant laquelle ils peuvent être pris, » complète Florence Reuter.

En 2024, près de 4.000 dossiers d’euthanasie ont été enregistrés. Un nombre significatif de familles est donc confronté à cette réalité. Adapter la législation est une question de bon sens : « grâce à cette réforme, un fils, une fille, un partenaire n’auront plus à choisir entre respecter un cadre légal rigide ou renoncer à être présents auprès de leur proche dans ses derniers jours. »

Dans son avis, le Conseil national du travail souscrit à l’objectif de la proposition et soutient une plus grande flexibilité dans la prise du congé de deuil lorsque le décès résulte d’une euthanasie programmée.

« Mon objectif est clair : permettre un accompagnement plus humain, plus digne, plus adapté aux réalités vécues par les familles, tout en préservant l’ossature du système actuel de congés de circonstance. Je poursuivrai ce travail au Parlement avec le groupe MR afin que cette proposition puisse être adoptée rapidement, dans l’intérêt de toutes les personnes qui, un jour, devront accompagner un proche sur le chemin difficile de l’euthanasie, » conclut Florence Reuter.