La Commission de la Mobilité de la Chambre a examiné ce mardi la proposition de résolution des Engagés visant à préparer la Belgique au déploiement des véhicules connectés à conduite automatisée.
Le groupe MR salue cette initiative, qui permet de remettre à l’agenda un enjeu majeur pour l’avenir de notre mobilité, de notre sécurité routière et de notre compétitivité technologique.
Pour le député fédéral MR Gilles Foret, ce débat s’inscrit dans la continuité d’un travail entamé depuis plusieurs années au Parlement.
« La Belgique ne découvre pas aujourd’hui le sujet des véhicules autonomes. Dès 2016, nous avions déjà porté ce débat au Parlement, notamment à travers une proposition de résolution relative au lancement de projets pilotes de véhicules motorisés automatisés, que j’avais cosignée. L’objectif était déjà clair : anticiper l’arrivée de ces technologies, encadrer les tests, protéger les citoyens et éviter que notre pays ne subisse l’innovation au lieu de l’organiser. »
Les travaux menés à l’époque avaient déjà identifié les grands enjeux qui restent pleinement d’actualité : adaptation du cadre légal, projets pilotes, responsabilité en cas d’accident, protection de la vie privée, coordination avec les Régions, harmonisation européenne et suivi parlementaire.
La proposition aujourd’hui discutée actualise utilement ces préoccupations en intégrant les nouveaux défis liés à la cybersécurité, à la souveraineté technologique, à l’acceptation sociale et à la place de la mobilité autonome dans une stratégie de mobilité durable.
« Le texte examiné aujourd’hui va dans le bon sens. Il prolonge un travail déjà engagé et rappelle que nous devons maintenant passer à une phase plus opérationnelle. L’enjeu n’est pas d’opposer innovation et prudence, mais de construire un cadre clair, sécurisé et utile pour les citoyens. »
Pour le MR, la Belgique doit se positionner activement dans ce domaine. Les véhicules connectés et automatisés peuvent contribuer à améliorer la sécurité routière, soutenir la recherche, renforcer certains services de mobilité, faciliter la logistique et offrir de nouvelles solutions dans les zones moins bien desservies. Mais leur développement doit être encadré.
« Nous voulons soutenir l’innovation, mais sans improvisation. Il faudra adapter le Code de la route, clarifier la responsabilité en cas d’accident, garantir la maîtrise des données par les citoyens, renforcer la cybersécurité et veiller à ce que ces véhicules soient complémentaires aux transports publics, et non concurrents. »
Le MR plaide donc pour une méthode rigoureuse : évaluer ce qui a déjà été réalisé à la suite des travaux parlementaires précédents, solliciter les avis utiles — SPF Mobilité, Régions, Vias, ministre de la Mobilité et, si nécessaire, Bureau fédéral du Plan, Fédérations sectorielles, A.P.D — et construire un cadre concret pour les prochaines années.
« La mobilité autonome ne doit pas être un gadget technologique. Elle doit être pensée comme un outil au service de la sécurité routière, de l’accessibilité, de l’intermodalité et de la compétitivité de notre pays. Le MR soutient donc l’avancée de ce texte dans un esprit constructif, avec une exigence claire : en 2026, il faut transformer les orientations politiques en décisions effectives. »
Le groupe MR continuera à défendre une mobilité innovante, responsable et protectrice des citoyens, afin que la Belgique reste pleinement actrice des grandes évolutions technologiques européennes.




