Ce mercredi 8 avril, au Parlement wallon, la cheffe de groupe MR Valérie De Bue a mis les pendules à l’heure MR. Face à une gauche qui noircit le tableau et multiplie les caricatures, elle a défendu une ligne claire : dire la vérité, réformer, et remettre la Wallonie sur le chemin de la prospérité.

« Chers collègues, j’ai écouté avec attention toutes vos interventions et je trouve que les Wallons méritent mieux qu’un débat d’invectives », lance‑t‑elle. « Évidemment, nous ne sommes pas d’accord sur le projet de société, mais nous devons défendre nos idées dans la sérénité et le calme. Ce gouvernement suit un cap : on peut être d’accord, on peut ne pas être d’accord, mais ce cap, il a été donné. »

Sur l’emploi, elle refuse le scénario de catastrophe : « Vous parlez encore de demandeurs d’emploi, nous parlons de chercheurs d’emploi. » Elle démonte « le récit apocalyptique » de l’opposition : la hausse des chiffres vient d’abord d’un changement de méthode décidé par l’ancienne majorité, pas d’une explosion du chômage. « Dire aux gens qu’il n’y a pas d’emplois, c’est lancer un appel à la panique et décourager celles et ceux qui veulent s’en sortir par le travail. »

Elle recadre aussi le débat sur les exclusions : « Vous brandissez 55% d’exclus qui basculeraient vers le CPAS, mais la fédération des CPAS parle de 34%. » Cette première vague concerne des personnes éloignées de l’emploi depuis des années. « C’est précisément pour ces publics‑là que nous mettons en place des points de contact uniques pour mieux les suivre et mieux les accompagner. » Et de rappeler : « Sur le deuxième semestre 2025, le Forem constate une hausse de 22% des chercheurs d’emploi qui auraient dû être exclus et qui ont retrouvé un contrat à échéance. La réforme remet les gens au travail. »

Sur l’énergie, Valérie De Bue est tout aussi directe : « Quoi que fasse ce gouvernement, vous le critiquez. » Elle dénonce des mécanismes européens « trop brutaux pour le citoyen et pour notre tissu industriel » et promet : « Nous ferons tout pour limiter l’impact d’ETS2, de RED 3 ou de PEB 4 sur le pouvoir d’achat des Wallonnes et des Wallons. » Le gouvernement prend des mesures structurelles sur le réseau, la production et les procédures pour sécuriser l’approvisionnement et protéger les ménages dans la durée.

Enfin, elle assume un changement de logiciel écologique : « Nous tournons la page d’une écologie culpabilisante. Notre ambition est claire : faire de la transition climatique notre moteur économique. » Investissements dans le nucléaire, la capture de CO₂, l’efficacité énergétique : « C’est garantir une énergie bas carbone stable, soutenir nos industries, alléger les factures et créer de l’emploi local. C’est ça, l’écologie de la responsabilité. »

Son message de clôture est limpide : « Vous pouvez continuer à multiplier les indignations. Nous, nous continuerons à faire ce qui change la vie ici : simplifier le parcours vers l’emploi, défendre une énergie abordable et décarbonée, permettre l’accès à la propriété, soutenir nos entreprises. » La Wallonie, conclut‑elle, « a besoin de décisions cohérentes », et c’est cette Wallonie de responsabilité et de travail que le groupe MR « continuera à défendre ».

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