Lors de son discours au Parlement wallon mercredi matin, Adrien Dolimont trace un cap clair et assumé pour notre région : réindustrialiser, sécuriser notre énergie, recréer de l’activité et de l’emploi pour faire de la Wallonie une région moteur en Europe. Découvrez comment ce « pari » peut changer concrètement la donne pour les Wallonnes et les Wallons.

Les défis de la Wallonie sont immenses, mais fermer les yeux, c’est préparer l’échec. L’argent public est rare, la compétition internationale est rude, l’énergie et les compétences sont devenues stratégiques ; chacun doit prendre sa part de responsabilité, du gouvernement aux acteurs économiques en passant par les citoyens.

Pour Adrien Dolimont, la réindustrialisation est « la seule voie » pour défendre les intérêts des Wallons et redevenir une région motrice en Europe : remettre en mouvement les friches, activer les réserves foncières, viabiliser les sites, mieux raccorder les zones d’activité et raccourcir des délais qui tuent les projets, avec un objectif de 1 500 hectares remobilisés sur la législature.

Sur l’énergie, la ligne est tout aussi nette : pas de transition « magique » sans coût, mais une énergie abondante, prévisible et compétitive, grâce à la diversification des sources, à des contrats de long terme, à des investissements dans les infrastructures et à des choix structurants comme la Boucle du Hainaut, décisifs pour attirer des industries et des emplois.

Face aux règles européennes comme ETS2, RED3 ou PEB4, Adrien Dolimont défend une approche de responsabilité : ces outils doivent pouvoir être revus et phasés pour éviter d’étrangler ménages et entreprises, tout en poursuivant l’objectif climatique. La transition doit devenir une opportunité, en développant des filières décarbonées crédibles, une « ossature » CO₂ et hydrogène et des milliers d’emplois dans la transition énergétique.

Il mise aussi sur un atout clé : la matière grise. Avec la réforme du décret « Recherche », chaque euro investi doit renforcer notre avantage compétitif, nos emplois qualifiés et nos technologies de pointe.

Enfin, pour que cette stratégie réussisse, la manière de gouverner change : la déclaration de politique régionale est désormais pilotée par objectifs, hiérarchisée autour de priorités claires et orientée vers la décision plutôt que vers le saupoudrage et l’attentisme. C’est cela, le « pari wallon » : faire de la réindustrialisation, de l’énergie et de l’innovation les piliers d’une Wallonie souveraine et prospère, en assumant de choisir, de tenir le cap et d’avancer.