Sous l’impulsion de son président, Simon Defat, l’Assemblée consultative des membres s’est réunie au Parlement européen pour un échange approfondi avec Sophie Wilmès, vice-présidente du Parlement européen et ancienne Première ministre, suivi d’une discussion avec Benoît Cassart, député européen.
Voici les grandes lignes de cette rencontre.
Sophie Wilmès : Une Europe souveraine et démocratique
Sophie Wilmès a présenté ses responsabilités au sein du Parlement européen, tant sur le plan institutionnel que politique. Membre de la commission LIBE, elle a rappelé l’importance fondamentale de la défense de l’État de droit, pilier indispensable de la démocratie libérale et rempart contre les dérives autoritaires. Elle préside par ailleurs un groupe de travail consacré au suivi du respect de l’État de droit au sein de l’Union.
Les échanges ont également porté sur l’actualité, et en particulier sur la relation transatlantique et le rôle de l’Europe face aux États-Unis, Sophie Wilmès étant vice-présidente de la délégation UE-USA. Elle a insisté sur la nécessité pour l’Union européenne de renforcer son autonomie stratégique, en particulier dans les domaines de l’économie, de la sécurité et de l’énergie, sans pour autant enterrer définitivement nos relations avec les Etats-Unis. Son engagement en tant que membre de la commission ITRE, notamment sur le nucléaire de demain, les Small Modular Reactors (SMR), s’inscrit dans cette volonté d’indépendance, pour garantir une énergie décarbonée, disponible et compétitive.
Enfin, les membres ont abordé des enjeux humanitaires majeurs, dont la situation des enfants ukrainiens déportés, rappelant que l’action politique européenne doit rester guidée par des valeurs humaines fortes qui sont la carte d’identité de l’Europe.
Benoît Cassart : commerce international et agriculture
Les membres de l’Assemblée ont ensuite échangé avec Benoît Cassart, député européen MR et agriculteur, sur les accords commerciaux internationaux et leurs impacts.
Concernant l’accord de libre-échange avec l’Inde, Benoît Cassart a indiqué le soutenir pleinement, estimant qu’il s’agit d’un partenariat stratégique majeur pour l’Union européenne. Il a souligné que les négociations en cours prévoient une protection claire de l’agriculture européenne, garantissant le respect des standards et évitant toute concurrence déloyale pour les producteurs, ce qui en fait un accord beaucoup plus équilibré.
Accord Mercosur – Benoît Cassart a rappelé que tous les accords de libre-échange ne se valent pas. Contrairement au CETA, le Mercosur pose de graves questions en matière de concurrence déloyale, de normes environnementales et sanitaires, de déforestation et d’impact climatique. Ces craintes sont d’ailleurs partagés par d’autres libéraux, à différents niveaux de pouvoir. Les gains économiques pour l’Union européenne seraient très limités (0,05% du PIB européen à l’horizon 2040), tandis que les conséquences pour l’agriculture européenne seraient significatives. Il a enfin alerté sur le risque d’une nouvelle dépendance stratégique et d’un rejet politique dans les zones rurales.
Conclusion
Cette rencontre a pleinement illustré la mission de l’Assemblée consultative des membres, aussi appelé le parlement des membres : offrir un espace de dialogue constructif entre les élus et les membres, permettant un échange direct et approfondi sur les grands enjeux politiques, économiques et stratégiques.



