À Libramont-Chevigny pour les vœux du Mouvement Réformateur en province de Luxembourg, le président de la fédération provinciale Benoît Piedboeuf a ouvert la soirée en saluant « les combattants du terrain », militants, élus et sympathisants mobilisés malgré la tempête météorologique et politique.
Dans un discours à la fois fédérateur et combatif, il a rendu hommage au travail collectif mené par les libéraux wallons et luxembourgeois, soulignant « la cohésion, la solidarité et la créativité » de ses équipes dans les communes, les intercommunales et la province. Il a appelé à « poursuivre la valorisation du travail, de la liberté, de la qualité de l’enseignement et de la sécurité », tout en mettant en garde contre le risque de découragement face aux attaques et aux tempêtes politiques : « Les gens votent pour des femmes et des hommes, pas pour des abstractions ou des sondages. »
Le député fédéral a également salué le leadership de Georges-Louis Bouchez, à qui il a reconnu « un rôle moteur dans les réformes structurelles fondamentales » portées ces derniers mois, insistant sur leur dimension historique : valorisation du travail, réforme de la solidarité, et responsabilité budgétaire. Il a plaidé pour que ces transformations continuent à s’appuyer sur la concertation, l’intelligence collective et « l’esprit de bon sens qui caractérise le Luxembourg libéral ».
Rendant hommage aux réussites locales du MR : 20 bourgmestres, 30 majorités communales, 12 conseillers provinciaux, et un réseau d’élus engagé sur tout le territoire, il a formulé le vœux que la famille réformatrice à « rester unie, collective et à l’écoute », face aux fake news et à la polarisation.
« Même si vous n’êtes pas le soleil, ce n’est pas une raison pour être un nuage », a-t-il conclu, en souhaitant à chacun « une belle année de confiance, de sérénité et d’action ».
Entre lucidité politique et optimisme mobilisateur, Benoît Piedboeuf a rappelé que la force du MR, au Luxembourg comme ailleurs, repose sur la proximité, la solidarité active et la constance de ses valeurs.
Retrouvez l’intégralité du discours de Benoît Piedboeuf comme président de la Fédération MR du Luxembourg
Bonsoir à tous, bonsoir à tous nos sympathisants, bonsoir aux cultivateurs que l’on a rencontrés et qui sont là avec nous.
Bonsoir aussi à Madame la ministre Valérie Glatigny, au ministre président qui nous a rejoint, à mon ami avec qui je combats Bernard Quintin, ministre de la Sécurité. Il y a deux mois quand il est entré au Parlement avec son sourire, je lui ai dit : « Écoute, quand je te vois arriver, je suis vraiment content. » J’ai l’impression que tout va bien.
Je salue aussi Willy, le chef de groupe à la province, tous nos amis élus, conseillers provinciaux, bourgmestres. Et puis vous toutes et tous qui êtes là chaque année pour nous aider, nous encourager, nous faire maintenir. Et j’ai oublié les députés, j’en oublie toujours, ma chère Anne et Yves, nos députés, et puis notre député président du Parlement, mais je vais en parler tout à l’heure.
Celles et ceux qui vivent sur notre planète et font corps avec elle parce qu’elle est notre maison, Jusqu’à ce que l’intelligence artificielle ou jusqu’à ce que la téléportation par intrication quantique nous permette de nous en éloigner, ceux-là ont remarqué qu’aujourd’hui, puisque nous avons notre séance des vœux, un avis de tempête a été annoncé, elle s’est déployée, vous l’avez vu, toute la journée. En fait, c’est un clin d’œil que la nature nous fait pour illustrer cette année qui vient de se terminer, Et pour donner partiellement le ton de la suivante. Parce que les tempêtes atmosphériques naissent généralement d’un conflit entre une zone de basse pression et une zone de haute pression. C’est juste, hein, Denis ? Il en est de même en politique.
Et on constate que la haute pression… Que nous avons incarnée avec notre majorité azur en communauté Wallonie-Bruxelles et l’Arizona au fédéral, notre haute pression s’est heurtée à une basse pression historique et d’un immobilisme dangereux. Cela a créé des tempêtes et des mouvements divers. Encore récemment à Liège. La confrontation a parfois été violente, jusqu’à dépasser les bornes symboliques de Liège. Avant-hier, on a vu un mannequin qui était brûlé. On ne peut que le regretter aujourd’hui, quand on entend qu’une bonne partie de nos opposants ne changerait pas nos réformes s’ils revenaient à un meilleur climat politique. Bref, l’année a été agitée parce que, à l’instigation de notre président, et j’insiste sur son rôle moteur, moi qui le vois travailler au jour le jour, à l’instigation de notre président, nous avons collectivement porté des réformes structurelles fondamentales en quelques mois seulement, une véritable transition de société, un changement de paradigme et l’installation d’une nouvelle dynamique, renforçant nos principes de valorisation du travail, de la liberté, de la qualité de l’enseignement, ma chère Valérie, de la sécurité, de la solidarité, du développement économique et de la neutralité de l’État.
Il reste un énorme travail d’économie à réaliser dans nos dépenses publiques pour donner des chances aux générations futures. Georges Louis vous développera ces thèmes tout à l’heure. Toutes ces réformes courageuses n’ont été possibles et ne seront réalisables qu’avec votre soutien. qu’avec notre cohésion et l’intégration dans nos actions au quotidien des principes qui sous-tendent ce nouveau modèle de société et de solidarité bien comprise. Du niveau communal en passant par le niveau provincial, et je fais un gros clin d’œil à mes amis les conseillers provinciaux. En passant par nos intercommunales, nous allons devoir faire preuve de créativité, d’inspiration et de volonté pour renforcer nos actions régionales et fédérales.
Nous autres, nous luxembourgeois, nous avons l’habitude du bon sens, de la bonne gestion, parcimonieuse et équilibrée, motivée par le sens de l’intérêt général. C’est pourquoi… Dans les réformes projetées, nous demandons, et ce n’est pas un message subliminal, M. le Président, nous demandons la concertation, la réflexion conjointe et la mise en œuvre de l’intelligence collective. Nous sommes prêts pour les évolutions qui nous tirent vers le haut, mais nous ne sommes pas prêts pour accepter de faire moins bien que maintenant. C’est vrai pour les communes, c’est vrai pour la province. On aura l’occasion d’en débattre.
Nous ici, libéraux, nous avons toujours donné l’exemple en matière d’organisation collective, tant au niveau de la zone de secours qu’en matière de zone de police, tant en matière d’intercommunal que de télévision locale que nous soutenons, contrairement à ce qu’on dit, tant dans le développement de projets de développement rural, touristique, européen, transfrontalier, que dans notre capacité à établir une gouvernance collective, créatrice et solidaire. Nous avons progressé sans cesse dans notre implication sur le terrain, avec 20 bourgmestres et 30 majorités sur 43, 7 présidences de CPS, 220 élus apparentés, 12 conseillers provinciaux et un député provincial, 3 députés régionaux et un fédéral, un président du Parlement wallon, Un chef de groupe fédéral (excusez-moi de le dire moi-même), deux présidences intercommunales, une présidente de la fédération des élus locaux, Anne, un président (vous en avez entendu parler tout à l’heure) de l’organe national de consultation des membres du MR, Simon, et de nombreuses représentations actives dans tous les domaines sociaux et économiques.
Comme ailleurs, le nombre de nos membres a augmenté et nous avons l’intention de consolider et de reproduire nos résultats par la démonstration de nos actions sur le terrain. Les gens votent pour des hommes et des femmes. Ils ne votent pas pour des abstractions, pour des concepts ou pour des sondages. C’est la qualité de notre travail qui nous maintiendra tout en haut des responsabilités, pas les commentaires individuels, pas les fake news, pas les violences verbales ou physiques, pas les dénigrements et les réseaux sociaux pervertis. Nous devons rester calmes et concentrés, attentifs à nos habitants, à nos entreprises, à tous les travailleurs, tous les indépendants et les agriculteurs. Nous devons poursuivre le déploiement de la solidarité auprès de celles et ceux qui en ont besoin.
Nous devons rester unis, collectifs, travailler en équipe et aller chercher ailleurs les soutiens que nous méritons. Je sais que nous pouvons compter sur vous. Vous savez aussi que vous pouvez compter sur notre bureau, sur nos élus, sur nos jeunes, vous allez entendre la présidente de nos jeunes tout à l’heure, sur nos collaboratrices et sur moi. Et comme me le rappelait justement un proverbe que j’ai vu ce matin sur mon calendrier permanent, on a tous un calendrier permanent sur son bureau, C’est un proverbe arabe. Même si vous n’êtes pas le soleil, ce n’est pas une raison pour être un nuage. Belle année à toutes et tous.




