Pour son premier discours en tant que président de la Fédération provinciale MR de Liège, Mathieu Bihet a revendiqué que le Palais des Congrès est une “maison libérale” liégeoise. Il succède à Pierre-Yves Jeholet, qu’il salue pour avoir fait du MR la première force politique de la province, avec près de 40 mayorats et quelque 500 élus.

En maintenant la tradition des vœux dans ce lieu emblématique, malgré les tentatives récentes de perturbation par des groupuscules d’extrême gauche, le MR pose un acte politique important : nous n’avons pas à nous à nous cacher, ni à s’excuser d’exister, ni à renoncer à occuper l’espace public.

Il rappelle que, grâce aux résultats de 2024, le MR dispose de leviers alignés aux niveaux communal, provincial, wallon, fédéral et européen, et énumère les chantiers emblématiques portés par les libéraux : limitation du chômage dans le temps, retour du nucléaire, simplification administrative, réforme des droits d’enregistrement, fusion des zones de police, rationalisation des structures provinciales et des outils économiques. Il faut sortir d’une Wallonie “sous perfusion” pour récompenser le travail, renforcer la compétitivité et dépenser l’argent public là où il est réellement utile.

Enfin, il conclut en appelant militants, élus et sympathisants à faire de 2026 une année d’engagement et de “fierté libérale”, en restant unis autour de la liberté, du travail et de la responsabilité, et en assumant le courage des réformes, même lorsqu’elles déplaisent.

Retrouvez l’intégralité du premier discours de Mathieu Bihet comme président de la Fédération MR de Liège

Chers amis, Chères amies,

Quel plaisir de vous retrouver si nombreux ce soir, ici, au Palais des Congrès de Liège. Un lieu symbolique, un lieu de tradition, un lieu qui dit quelque chose d’essentiel : le Mouvement Réformateur est chez lui à Liège, comme il l’est partout où la démocratie s’exerce librement !

Permettez-moi, avant d’aller plus loin, de débuter par un hommage sincère à celui qui m’a précédé à la présidence provinciale : Pierre-Yves Jeholet.

Sous son impulsion, le MR est devenu la première force politique de la province de Liège, comptabilisant près de 40 mayorats et près de 500 élus. Ce succès n’est ni un hasard, ni un accident. Il est le fruit d’un investissement total, d’une ligne politique claire, d’accords ambitieux conclus avec détermination et d’une vision assumée pour notre province, pour la Wallonie et pour le pays.

Pierre-Yves,

merci pour ton engagement,

merci pour ton exigence,

et merci pour ce que tu apportes et apporteras encore au MR liégeois !

Et permettez-moi un clin d’œil. L’an dernier, à pareille époque, Pierre-Yves était absent – victime d’une chute sur une plaque de glace. Il m’avait alors demandé de prononcer quelques mots à sa place. Cette année, Pierre-Yves est bien présent, solidement debout. Et si je m’adresse à vous ce soir, c’est désormais en mon nom, avec beaucoup d’humilité, mais aussi avec une grande détermination.

Nous sommes donc ici, au Palais des Congrès, fidèles à une tradition. Et ce choix n’est pas anodin.

Ces derniers mois, plusieurs rassemblements du MR à Liège ont été perturbés et entachés de violences de la part de groupuscules d’extrême-gauche qui se prétendent antifascistes mais qui, en réalité, se mettent eux-mêmes hors-jeu du champ démocratique. Ils font aussi partie du petit club à gauche qui refuse le résultat des urnes.

Posons la question simplement : dans quel pays démocratique un parti comme le nôtre devrait-il se cacher pour se rassembler, débattre ou boire un verre ensemble pour fêter la nouvelle année ? Le MR n’a pas à se cacher. Le MR n’a pas à s’excuser d’exister. Le MR n’a pas à renoncer à occuper l’espace public et démocratique !

A cet égard, je veux avoir un mot sincère de remerciement pour les forces de l’ordre. Ce soir encore, elles sont présentes et vigilantes pour garantir la liberté et la sécurité de tous. Dans un contexte parfois tendu, elles accomplissent leur mission avec professionnalisme, sang-froid et sens du devoir. Merci !

Nous le disons sans ambiguïté : le respect de l’autorité, de l’État de droit et de celles et ceux qui le font vivre n’est pas négociable. Et s’il y a, à l’extérieur, des « manifestants » déterminés à troubler la fête, qu’ils le sachent : on ne rejoue pas indéfiniment le résultat des élections. La démocratie a parlé. Elle s’impose à tous.

Cette fermeté démocratique, cette clarté politique, nous les devons aussi à notre président, Georges-Louis Bouchez.

Dans un climat parfois hostile, souvent caricatural, le MR et ses représentants font preuve d’un courage et d’une force remarquables.

Ils assument des réformes ambitieuses.

Ils refusent la démagogie.

Ils tiennent une ligne claire, libérale, cohérente…

Quand d’autres préfèrent flatter les peurs ou entretenir l’illusion.

Ce courage-là n’est pas toujours confortable. Mais il est indispensable. Et il honore le Mouvement Réformateur.

Chers militants,

Ces derniers jours, le président du Parti Socialiste expliquait en interview que le retour du chômage à durée illimitée serait “impossible”. Voilà un bel éclair de lucidité en ce début d’année.

À chaque réforme courageuse prise par un gouvernement sans socialistes, le même scénario se répète : ils la combattent avec virulence, ils la dénoncent avec démagogie… mais ils ne reviennent jamais dessus. Pourquoi ? Parce que ces réformes sont nécessaires. Parce qu’elles fonctionnent. Parce qu’elles servent l’intérêt général et qu’elles contribuent à la soutenabilité de notre solidarité.

La réforme du travail est une réforme du MR. Elle est incarnée au fédéral par David Clarinval, en Wallonie par Pierre-Yves Jeholet. Elle remet le travail au cœur de notre modèle économique et social. Elle récompense ceux qui travaillent et protège ceux qui en ont réellement besoin, tout en mettant fin à un système qui enfermait trop souvent dans l’inactivité.

Et cette réforme n’est pas isolée. Depuis le début de la législature, les libéraux réforment à tous les niveaux de pouvoir.

Le retour du nucléaire, parce que l’idéologie ne produit pas électricité et n’assure en rien notre souveraineté énergétique.

La simplification administrative, pour libérer les forces vives plutôt que les étouffer.

La réforme des droits d’enregistrement, pour faciliter l’accès à la propriété.

La fusion des zones de police, pour plus d’efficacité, de proximité et de sécurité.

S’il y a aujourd’hui de la contestation, ce n’est pas parce que nous ne faisons rien. C’est précisément parce que nous réformons – vite, fort, et en profondeur. Et cela bouscule ceux qui étaient trop habitués à une Wallonie immobile, sous perfusion permanente d’argent public.

L’excellent sénateur Malhuret, au Sénat français, rappelait encore il y a quelques semaines à la tribune que « tout ce qui bouge, on taxe. Tout ce qui bouge encore, on règlemente et tout ce qui ne bouge plus, on subventionne ».

Il fallait sortir de cet état de léthargie entretenu par une gauche de plus en plus complice de l’inactivité et du clientélisme aux subventions. Oui, l’argent – votre argent – qui est gaspillé, c’est terminé. Nous rationalisons. Nous simplifions. Nous cherchons l’efficacité. Le MR est, plus que jamais, le parti réformateur.

Et permettez-moi d’être très clair sur un point essentiel. Augmenter les impôts n’a jamais permis de réduire les déficits. Chaque fois que ce choix a été posé, les finances publiques n’ont pas été assainies ; la dépense publique a continué à augmenter, alors même qu’elle atteint aujourd’hui des niveaux qui donnent le vertige.

Le MR fait un autre choix : celui de la responsabilité. Plutôt que de toujours demander plus à ceux qui travaillent et entreprennent, nous voulons dépenser mieux, dépenser plus efficacement, et concentrer l’argent public là où il est réellement utile.

Nous avons actuellement une force historique : des leviers alignés comme jamais auparavant.

L’économie, l’emploi et le soutien aux indépendants avec David, Pierre-Yves et Éléonore. L’agriculture avec Anne-Catherine et David. La sécurité avec Bernard. À la tête de la Wallonie, Adrien, entouré notamment de Jacqueline et Valérie à un poste clé en Fédération Wallonie-Bruxelles. Et bien entendu l’énergie avec Cécile en Wallonie et moi-même au fédéral.

Cette cohérence n’est pas une coïncidence. C’est une force d’action, et nous devons pleinement l’assumer.

En province de Liège aussi, les réformes avancent. Tant à la Province, sous l’impulsion des libéraux, avec Katty Firquet et André Denis, que dans les différentes structures et intercommunales. La réforme des hôpitaux se poursuit pour garantir des soins de qualité dans notre province. Les outils économiques sont davantage alignés dans leurs missions. Moins de dispersion, plus d’impact. Là aussi, nous agissons.

Car être libéral, être un réformateur, c’est une méthode.

Nous ne promettons pas tout à tout le monde. Mais nous faisons ce pour quoi nous avons été élus.

La fin du chômage illimité dans le temps : on l’a dit, on l’a fait.

Le retour du nucléaire : on l’a dit, on l’a fait.

La réforme fiscale et l’augmentation de la quotité exemptée d’impôts : on l’a dit, on l’a fait.

La diminution des droits d’enregistrement : on l’a dit, on l’a fait.

L’augmentation de l’exigence dans notre enseignement : on l’a dit, on l’a fait.

C’est cela, la méthode MR : des réformes et de l’efficacité.

Enfin, permettez-moi de conclure par ce qui nous rassemble ce soir.

Si nous sommes ici, ce n’est pas seulement pour dresser un bilan de l’année écoulée ou tracer des perspectives politiques. C’est aussi pour nous souhaiter le meilleur.

Pour 2026, je nous souhaite de la lucidité, parce que notre époque l’exige.

Je nous souhaite du courage, parce que la récompense est au bout de l’effort.

Je nous souhaite de la confiance, dans nos idées, dans notre projet, dans notre capacité à transformer ce pays.

Et je nous souhaite, surtout, de rester unis, militants, élus, sympathisants, autour de ce qui fait la force du MR : la liberté, le travail et la responsabilité.

Hannah Arendt écrivait que « le courage est la première des vertus politiques ». J’y souscris pleinement.

Le courage de dire la vérité sur les défis budgétaires, sociaux et démocratiques. Le courage de gouverner en expliquant, en convainquant – et parfois en déplaisant. Le courage de penser aux générations futures, sans alimenter les peurs ni promettre l’impossible.

C’est ce courage que le Mouvement Réformateur incarne. C’est ce courage que nous porterons ensemble à tous les niveaux où nous exerçons des responsabilités.

Alors, à toutes et à tous, je vous souhaite une excellente année 2026 : une année d’engagement, une année de réformes, une année de fierté libérale.

Merci à vous.

Bonne année à tous. Et vive le Mouvement Réformateur !