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Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé, en deuxième lecture, le projet de réforme de sauvetage des médias de proximité. Cette réforme vise à garantir la pérennité de l’écosystème, à l’heure même où plusieurs acteurs reconnaissent que le modèle actuel de financement et de fonctionnement ne leur permettrait pas, à terme, d’assurer leur continuité. À cette occasion, la Ministre des Médias a, entre autres, répondu aux observations du Collège d’Avis du CSA. Le projet de décret sera maintenant envoyé au Conseil d’État. « À l’heure où certains médias de proximité admettent publiquement que le modèle actuel de financement et de fonctionnement n’est plus soutenable et donc la nécessité d’une évolution structurelle afin de diversifier leurs sources de revenus, le Gouvernement poursuit sereinement la mise en œuvre de cette réforme essentielle à la viabilité du secteur, loin des contre-vérités pouvant alimenter l’inquiétude des citoyens attachés à l’information locale », déclare Jacqueline Galant, Ministre des Médias.

Une réforme pour renforcer et stabiliser l’écosystème, sans compromettre le pluralisme

Pour rappel, le nouveau décret prévoit que le nombre de médias de proximité reconnus sera limité à huit, contre douze actuellement. Ceux-ci devront assurer la couverture complète de leur nouveau territoire. Comme cela est prévu depuis le départ, ils disposeront d’une totale liberté quant aux modalités organisationnelles retenues pour répondre à cette obligation (création de rédactions décentralisées, diversification des canaux de diffusion, maintien potentiel de marques, etc…).

Afin d’accompagner cette transition, le Gouvernement soutiendra financièrement les projets de rapprochement entre médias de proximité à hauteur d’un montant maximum de 1,2 million d’euros. La création de rédactions décentralisées pourra notamment bénéficier de ce soutien.

Cette deuxième lecture était l’occasion de répondre aux remarques exprimées entre autres par le Collège d’Avis du CSA, par exemple sur le retour des Bourgmestres et Échevins dans les conseils d’administration que la réforme ne prévoit plus. Le processus d’amélioration continue du projet de réforme se poursuivra d’ici la troisième lecture.

« Il apparaît désormais au grand jour que, dans plusieurs régions, les pouvoirs locaux ne sont plus en mesure de financer durablement leur média de proximité. Voilà un an que j’alerte : l’écosystème actuel n’est plus soutenable, et ce bien avant l’arrivée de ce Gouvernement. Il est crucial que chacun adopte une vision à long terme : sans réforme courageuse de l’écosystème, sans regroupement des plus petits acteurs, sans adaptation de leurs structures pour intégrer de manière stable du financement privé, c’est l’avenir même de cet écosystème qui est menacé » conclut Jacqueline Galant.

Les organisations syndicales ont été reçues 

Les organisations syndicales ont été reçues vendredi dernier par le Cabinet de la Ministre pour un échange de près de deux heures, mené dans un esprit respectueux et constructif. Il leur a été rappelé qu’à l’heure où des économies sont indispensables en Fédération Wallonie-Bruxelles et où tous les secteurs sont mis à contribution, il n’est pas incohérent que l’écosystème des médias de proximité participe également à l’effort collectif. Pour rappel, l’économie prévue en 2026 s’élève à 500.000 euros, faisant passer la dotation de 10,5 millions à 10 millions. Par ailleurs, le Gouvernement s’est engagé à ne plus appliquer d’autre mesure d’économie sur cette dotation d’ici la fin de la législature, ce qui constitue une garantie dont peu d’organisations subsidiées disposent dans la situation financière actuelle.

La principale préoccupation soulevée par les organisations syndicales concerne l’avenir du dispositif APE, actuellement en cours de réforme. Le Cabinet s’est engagé à les tenir informées de l’impact potentiel de cette réforme sur les médias de proximité dès qu’une vision claire sera disponible. Il convient de rappeler que la réforme APE concerne l’ensemble du territoire wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et dépasse largement le seul secteur des médias de proximité.