“Face à l’indisponibilité de +/- 4,5 % des médicaments, l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) a publié une liste des indisponibilités qui se base sur les notifications des firmes pharmaceutiques. Celles-ci ont l’obligation de notifier à l’AFMPS toute indisponibilité temporaire de plus de quatorze jours” pouvait-on lire dans le Soir de ce matin.

Depuis ces dernières années, une meilleure communication a permis une sensibilité des firmes plus importante quant aux conséquences d’une indisponibilité médicamenteuse. Cependant l’enjeu reste de taille et c’est la raison pour laquelle Damien Thiéry a introduit une proposition de loi concernant cette indisponibilité afin de responsabiliser tant les firmes que les grossistes et les grossistes répartiteurs de la situation. L’objectif sera de garantir des stocks disponibles pour les patients belges avant que certaines spécialités ne soient vouées à l’exportation.

Grâce aux mesures législatives proposées par cette proposition, une réponse existe aux problèmes d’indisponibilité de médicaments et au contingentement par les firmes. La solution est trouvée en renforçant la position des grossistes-répartiteurs grâce au maintien de leur privilège à être approvisionnés par les autres firmes et distributeurs en gros, mais en limitant la délivrance. Ces grossistes-répartiteurs délivreront uniquement à d’autres grossistes-répartiteurs, officines hospitalières ou officines pharmaceutiques ouvertes au public. L’objectif est de garantir la livraison de médicaments aux officines pharmaceutiques belges et aux patients belges.

Cette proposition de loi contient donc des dispositions visant à définir l’indisponibilité temporaire d’un médicament et à spécifier le rôle des grossistes-répartiteurs, afin de garantir la livraison de médicaments aux officines pharmaceutiques belges et aux patients belges. Elle devrait être votée dans le courant de la semaine prochaine.