Moins de charge pour les entreprises, plus d’emplois pour les travailleurs

24 décembre 2015

 

Le coût du travail en Belgique est trop élevé. Le problème n’est pas le salaire net que touchent les travailleurs mais le montant que les entreprises versent à l’Etat pour le personnel qu’elles emploient.

A cause de ce coût trop élevé du travail, la Belgique est de moins en moins attractive par rapport aux pays voisins. Les patrons hésitent à engager, le taux d’emploi stagne…
Un choc de compétitivité s’impose, et pour cela il faut résorber le handicap salarial de 4,8% généré depuis 1996. Une des causes de ce handicap salarial est l’indexation automatique des salaires. Au MR, nous avons toujours plaidé pour le maintien de ce principe. Pendant les négociations, il est toutefois apparu qu’un saut d’index unique était indispensable pour restaurer la compétitivité des entreprises. Il est socialement compensé, via l’enveloppe bien-être pour les allocataires sociaux, et via un budget de 127 millions en faveur des bas salaires. Grâce au bonus à l’emploi social et fiscal, 850 000 travailleurs touchant de faibles rémunérations bénéficient ainsi depuis le 1er août 2015 d’une augmentation pouvant atteindre jusqu’à 19 euros nets par mois. Notons qu’une indexation automatique des salaires aura lieu avant la fin de la législature.
Il faut aussi réduire les cotisations patronales. Celles-ci s’élèvent actuellement à 33%. Ce taux est en fait déjà diminué en fonction de la hauteur du salaire et oscille généralement entre 19 et 29%. L’objectif de la réforme est  d’atteindre le taux de 25% de cotisations patronales en 2018 pour simplifier fortement le système de réduction de cotisations sociales et rendre directement visible le taux de cotisations dues. Celui-ci est un élément important pour les employeurs quand ils engagent du personnel et plus particulièrement les investisseurs étrangers qui ne connaissent pas toutes les spécificités du système de cotisations sociales belge.
Le MR a souhaité que cette baisse des charges cible également les bas salaires, afin de lutter contre les pièges à l’emploi et le coût salarial trop élevé des jobs qui requièrent moins de qualifications et sont fortement soumis à la concurrence internationale ou au dumping social. Des secteurs qui concentrent beaucoup de main d’œuvre comme la grande distribution, l’horeca, le nettoyage ou la construction bénéficieront donc aussi de la baisse des charges sociales. Cette diminution significative des charges patronales s’appliquera dès 2016. En effet, si les charges pesant sur un salaire brut de 1500 euros sont encore de 17,3% aujourd’hui, dès 2016 elles ne seront plus que de 13% pour atteindre 10,1% en 2020, soit 40% de charges en moins sur les plus bas salaires !

Contrairement à ce qu’affirment les syndicats ou l’opposition, cette mesure n’est pas un « cadeau » aux entreprises. Il s’agit au contraire d’une façon de préserver des emplois et de créer des nouveaux. De plus, une personne qui travaille est une personne qui ne dépend plus de la sécurité sociale pour percevoir une allocation de remplacement. Par contre, elle contribue à son financement.

Grâce à cette baisse des charges, le gouvernement atteindra son objectif de réduction du handicap salarial. Les travailleurs actuellement à la recherche d’un emploi en seront les premiers bénéficiaires !

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