Le groupe MR à la Chambre a pris acte tard dans la nuit du rejet de la proposition de modification de l’article 7bis de la Constitution. Il s’agissait d’un préalable indispensable au vote de la loi Climat, largement soutenue par les libéraux.

« Ce rejet est regrettable mais il était prévisible. Nous avions pourtant averti nos collègues des autres partis que toucher à la Constitution restait impensable pour plusieurs formations flamandes, » rappelle le Chef de groupe MR à la Chambre, David Clarinval. « C’est pourquoi nous avions alors privilégié la piste d’un accord de coopération, suggérée par le Conseil d’Etat, pour sortir de l’ornière. »

Malgré cet échec, le MR veut croire qu’une décision peut encore être prise avant la fin de la législature. « Depuis plusieurs semaines, nous avons fait preuve de cohérence et de détermination dans la poursuite de cet enjeu capital, » poursuit David Clarinval. « Nous en voulons pour preuve la résolution que le MR a soutenue le 20 décembre dernier et dans laquelle sont définis des objectifs clairs, à savoir une réduction de 55% des émissions de CO² d’ici 2030 par rapport à 1990 et une réduction de 95% à l’horizon 2050. »

Le blocage actuel, qui porte sur la méthode, ne doit pas obscurcir le fait qu’il existe une réelle volonté politique pour aboutir. « En commission, j’ai entendu de nombreux collègues prêts à se mobiliser pour le climat. Si les avis divergent sur la méthode, changeons-en ! Nous comptons, dans cette optique, proposer notre option d’un accord de coopération, qui nous semble la manière la plus réaliste pour obtenir un consensus. »

Le MR ne souscrit pas à la thèse pessimiste qui voudrait que la coopération entre Régions retarderait la mise en place de mesures concrètes. Pour preuve la mise en œuvre récente du Pacte Energétique et du Plan National Energie Climat.

« Le climat n’attend pas ! Nous avons entendu la société civile, il est plus que temps de se concentrer sur les moyens à mettre en œuvre. Tout le monde est mobilisé, cela peut donc aboutir très vite, contrairement à ce que certains veulent faire croire, » conclut David Clarinval.