Ce soir, ma démission comme conseiller communal sera officiellement actée. C’est une page très importante de ma vie politique qui se tourne car vous connaissez tous mon attachement à ma commune.

 

Echevin depuis 1989, je suis devenu Bourgmestre de Frasnes-lez-Anvaing en 1996. Je suis très fier de ce qui a été réalisé durant ces 30 dernières années : des finances saines avec un taux d’imposition parmi les plus bas de Wallonie, une commune où il fait bon vivre, où le respect de tous est primordial, la valorisation de la jeunesse et du sport, le développement créatif du tissu économique de la commune, la préservation de la biodiversité avec la création d’une réserve naturelle, le développement, considéré aujourd’hui comme pionnier, de l’enseignement en immersion. Bref, tant de belles choses et de belles personnes…

 

Depuis 2017 et la prise de mes fonctions ministérielles, je suis considéré comme Bourgmestre « empêché ». Le terme est adéquat. Un bourgmestre se doit d’être présent dans sa commune, un député dans sa circonscription, et un ministre régional doit couvrir toute la Wallonie. Je n’ai plus le temps matériel d’être un bon conseiller communal. Et je n’entends pas, par ma présence, jouer le rôle de belle-mère pour cette jeune équipe désormais en place. Equipe à laquelle je souhaite le meilleur, entre travail et passion.

 

J’ai donc fait le choix du décumul intégral. Personne ne me l’a imposé. Le cumul est quelque chose, en ce qui me concerne, qui n’est pas compatible avec ma fonction ministérielle. Je vois réellement ce décumul comme une opportunité et non comme un manque, je n’ai aucun regret.

 

Pour conclure, je reprendrai cette citation d’André Gide : « ne cherche pas, dans l’avenir, à retrouver jamais le passé ».

 

Bonne journée à tous,

 

Jean-Luc Crucke