En 2015, la députée-cheffe de Groupe MR Françoise BERTIEAUX, déposait au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles une proposition de résolution visant à créer un service d’aide aux devoirs et de soutien scolaire par téléphone et Internet pour les élèves de primaire et secondaire, avec pour objectif de favoriser la réussite scolaire par un accompagnement personnalisé.

Finalement soutenu par la majorité PS-cdH, le texte a été voté hier en séance plénière.

 

Il s’agit de mettre en place un organisme d’aide par téléphone et Internet gratuit, via lequel des professeurs volontaires et rémunérés des différentes matières scolaires répondront, chaque soir en direct, aux questions que les élèves peuvent encore se poser sur leurs cours au moment des devoirs à domicile.

« Nous nous sommes inspirés de l’initiative AllôProf, qui existe depuis 1996 au Québec et qui a déjà démontré son efficacité en terme de lutte contre l’échec scolaire. Certes il existe en Fédération Wallonie-Bruxelles des associations de soutien scolaire ou la possibilité de cours particuliers, mais la majorité de ces initiatives sont payantes ou restreintes à des zones urbaines et bon nombre de familles ne peuvent y accéder. AllôProf, c’est du soutien scolaire 2.0 accessible à tous ! »,explique Françoise BERTIEAUX,Cheffe de Groupe MR au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Un accompagnement personnalisé et gratuit

Le système québécois met gratuitement à disposition des élèves des services par téléphone ou texto, des forums de discussion, une bibliothèque virtuelle, des capsules vidéo, des exercices, etc.  Et les élèves ont ainsi la possibilité de se faire réexpliquer, à leur propre rythme, le cours qu’ils n’ont pas compris, soit directement avec un professeur, soit en visionnant l’une des capsules explicatives reprenant les cours fondamentaux.

Ce programme regroupe 50 enseignants qualifiés et est financé à raison de 2 millions de dollars par an.

« Le MR a lancé le débat autour de la création d’un tel programme – à l’identique ou à adapter – à Bruxelles et en Wallonie. Il s’agit d’un effort budgétaire minime en regard des 400 millions que le redoublement coûte à la Fédération chaque année et des chiffres du décrochage scolaire. Par ailleurs, cela passe par les nouvelles technologies que nos jeunes comprennent et utilisent quotidiennement. Je suis ravie que PS et cdH nous aient rejoints sur ce projet, car je pense que cette expérience mérite vraiment d’être tentée ! »,ajoute Françoise BERTIEAUX.